PARIS : Max BAUER : « Perpétuité refusée pour la pédocrimin…
Partager :

PARIS : Max BAUER : « Perpétuité refusée pour la pédocriminalité, c’est une fracture morale ! »
Dans une tribune virulente, Max Bauer fustige le rejet de la perpétuité pour les pédocriminels, y voyant une faute politique et un déni de la réalité.
Le débat sur la réponse pénale à la pédocriminalité en série s’enflamme de nouveau. Pour Max Bauer, le récent vote de La France Insoumise et d’une partie de la gauche contre l’instauration d’une peine de réclusion à perpétuité pour les viols répétés sur des enfants de moins de 15 ans ne constitue pas un simple désaccord juridique, mais une véritable « fracture morale ».
Il dénonce une posture idéologique qui privilégierait un principe abstrait au détriment de la protection concrète des victimes.
« Refuser la perpétuité pour des viols en série sur des enfants de moins de 15 ans n’est pas un simple désaccord technique, c’est une faute politique », affirme-t-il d’emblée.
Selon lui, cette décision révèle une tendance plus large au sein d’une partie de l’échiquier politique : « le refus quasi systématique de toute fermeté pénale, même face à l’indéfendable ».
L’ombre de Robert Badinter
Face aux opposants qui invoquent l’héritage de Robert Badinter, l’architecte de l’abolition de la peine de mort, pour justifier leur position, Max Bauer oppose une fin de non-recevoir. Il estime que cet argument est utilisé comme un « bouclier moral » dévoyé de son sens originel.
« L’héritage de Badinter n’a jamais consisté à désarmer la justice face aux criminels les plus dangereux. Abolir la peine de mort, ce n’était pas refuser toute sévérité, c’était refuser l’irréversible », analyse-t-il.
Il insiste sur la distinction fondamentale entre la peine capitale et une peine de prison à vie, cette dernière ayant pour but de « protéger durablement la société contre ceux qui détruisent des enfants ».
« La confusion est entretenue, et elle est commode », tance-t-il.
La prévention ne peut exclure la sanction
Max Bauer reconnaît le caractère essentiel de la prévention, mais il récuse l’idée qu’elle puisse se substituer à une sanction ferme, en particulier face à des prédateurs multirécidivistes dont la dangerosité est avérée. Pour lui, opposer les deux concepts relève de « l’aveuglement ».
Il martèle que la protection de la société passe aussi par la mise hors d’état de nuire des criminels les plus endurcis. « On ne prévient pas la récidive d’un criminel multirécidiviste par des principes. On la prévient aussi en l’empêchant de nuire », soutient-il.
Remettre les victimes au cœur du système
Enfin, Max Bauer recentre le débat sur les conséquences dévastatrices et pérennes des crimes pédophiles sur les victimes. Il critique une justice qui, à force de se focaliser sur la réinsertion des agresseurs, en oublierait les vies brisées des enfants.
« Un enfant violé ne “se reconstruit” pas comme on tourne une page. Les séquelles sont souvent profondes, durables, parfois irréversibles : troubles psychiques, difficultés relationnelles, trajectoires de vie altérées », rappelle-t-il.
Face à cette réalité, il juge que les discours sur « l’équilibre entre sanction et réinsertion » peuvent sonner comme une forme d’indécence. Son propos se conclut par un appel sans équivoque à la fermeté, considérée comme une composante indispensable de la protection de l’enfance.
« Protéger, c’est aussi sanctionner sans trembler ! », conclut Max Bauer.
via Presse Agence.

