PARIS : Max BAUER : « Casseurs, pas supporters, la France d…
Partager :

PARIS : Max BAUER : « Casseurs, pas supporters, la France doit en finir avec la fête violente »
À jamais cela au rugby. Là-bas, la troisième mi‑temps reste un moment de partage, parfois rugueux mais jamais destructeur.
Pour Max Bauer : « On se tape dans le dos, on trinque, on s’embrouille, et l’on se respire. Rien à voir avec certains scénarios observés au football, et surtout à Paris, où la victoire semble de plus en plus servir de passeport à la casse.
Cette fois encore, les images ont parlé à la place des mots : une voiture de police en train de reculer sous une pluie de projectiles, des rues dévastées, des incendies, une capitale tendue jusque tard dans la nuit après une victoire du Paris Saint‑Germain. Ce n’est pas de la fête, c’est de la violence pure. Et ce qui est insupportable, c’est que la société semble s’y habituer, comme si ces scènes faisaient partie du décor.
Sanctions plus dures ? Oui, mais pas n’importe comment.
On entend encore dire qu’il faut être « prudent » dans les sanctions, ne pas « stigmatiser » les supporters, éviter les réactions excessives. Très bien. Mais tant que la réponse reste molle, floue ou trop lente, le message envoyé est clair : on peut casser, incendier, attaquer les forces de l’ordre, sans vraiment payer cher.
Et cela, c’est inacceptable.
Il faut donc durcir les sanctions contre les casseurs. Non pas pour une vengeance, mais pour rétablir une limite. Une société qui tolère systématiquement les dégradations de biens publics et privés, la mise en danger des policiers et des passants, finit par brader sa propre autorité. Il est temps de redonner du sens à la notion de peine ».
Distinguer, oui, mais sans alibi !
« Il est essentiel de distinguer les vrais casseurs des supporters pacifiques. Personne ne confond un supporter qui chante avec un individu qui brûle une voiture ou lance des objets sur des CRS. Mais cet argument ne doit plus servir de paravent à l’inaction. La grande majorité des supporters n’a rien à voir avec ces débordements. Justement, c’est pour eux qu’il faut rétablir l’ordre.
Le vrai enjeu est de maintenir l’ordre public sans tomber dans une logique punitive aveugle, mais surtout sans céder à la facilité du laxisme. La justice doit être efficace, sélective et ferme : des contrôles mieux ciblés, des filtres plus résistants autour des grands matchs, des sanctions rapides et visibles pour les agressions et les destructions.
Alors oui, faut‑il des sanctions plus dures contre les casseurs après ce type de violences ? La réponse est claire : oui !
Mais pas seulement pour “punir”. Pour que la fête puisse enfin revenir là où elle doit être : dans les stades, les rues festives et les cafés, et non dans les rues transformées en zone de guérilla.
Tant que la casse ne coûtera pas cher, pour certains , la casse continuera. Le choix n’est pas entre la douceur et la sévérité, mais entre la faiblesse et la lucidité », conclut Max Bauer.
