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PARIS : Martin HABFAST : « La facturation électronique est…

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PARIS : Martin HABFAST : « La facturation électronique est le levier de survie de la trésorerie française »

À moins de six mois de l’échéance, un baromètre Payt/Ipsos bva révèle qu’un tiers des entreprises françaises ne sont pas prêtes.

PARIS – La transition vers la facturation électronique obligatoire, fixée au 1er septembre 2026, s’annonce périlleuse pour une part significative du tissu économique français. Selon un baromètre exclusif dévoilé ce jour par Payt et Ipsos bva, plus d’un tiers des Petites et Moyennes Entreprises (PME) et Entreprises de Taille Intermédiaire (ETI) ne sont pas prêtes pour cette réforme majeure. Une situation qui expose de nombreuses structures à des risques juridiques et financiers critiques, dans un contexte déjà tendu par les retards de paiement.

Une préparation alarmante à quelques mois de l’échéance

L’étude, menée fin mars 2026 auprès de 400 dirigeants, dresse un constat préoccupant : 36 % d’entre eux admettent que leur entreprise n’est pas encore prête à basculer vers le nouveau système. Dans le détail, 29 % se déclarent « pas vraiment ou pas du tout prêts », tandis que 7 % expriment une incertitude totale. En conséquence, seules 65 % des entreprises interrogées s’estiment aujourd’hui opérationnelles pour satisfaire aux nouvelles obligations.

Ce retard est d’autant plus inquiétant que la réforme mettra fin à la validité des factures papier traditionnelles et des simples PDF envoyés par courriel. Dès septembre, toutes les entreprises devront être en capacité de recevoir des factures électroniques via une plateforme de dématérialisation agréée par l’État. Le non-respect de cette obligation pourrait entraîner des blocages dans les flux de trésorerie, un risque majeur alors que le baromètre révèle que 53 % des entreprises ont déjà vu leur pérennité menacée par des impayés.

Un levier de survie pour la trésorerie

Pour les initiateurs de l’étude, cette transition ne doit pas être perçue comme une simple contrainte administrative, mais comme une opportunité stratégique. « La facturation électronique ne doit pas être vue comme une contrainte administrative, mais comme le levier de survie de la trésorerie française. Les 29% d’entreprises qui hésitent encore s’exposent à des blocages majeurs. La réforme est l’occasion unique d’automatiser le recouvrement pour ne plus subir les impayés », analyse Martin Habfast, Directeur Général de Payt France.

Un point de vue partagé par l’Association française des credit managers et conseils (AFDCC). « Les chiffres rapportés par cette étude mettent en évidence le retard préoccupant des PME et ETI françaises face à l’obligation imminente de facturation électronique. À quelques mois de l’échéance, près de la moitié des entreprises ne sont pas prêtes, exposant leur conformité juridique et leur trésorerie à des risques importants », a commenté Sébastien Cordier, Président de l’AFDCC.

Les impayés, une menace structurelle pour l’économie

Le baromètre souligne que le sujet de la facturation s’inscrit dans une problématique plus large : la gestion des créances clients. Les impayés fragilisent profondément l’économie réelle. L’étude révèle ainsi que 49 % des entreprises ont déjà été contraintes de retarder le paiement de leurs propres fournisseurs ou le versement de salaires à cause d’un client défaillant, créant un effet domino dévastateur.

Le coût de cette gestion artisanale est également humain et opérationnel : 42 % des dirigeants avouent avoir déjà renoncé à relancer une facture, jugeant que le temps à y consacrer dépassait le montant dû. Cette situation s’explique en grande partie par un sous-équipement chronique : 71 % des entreprises ne disposent d’aucun logiciel dédié au suivi et au recouvrement, s’appuyant encore majoritairement sur des relances manuelles par courriel (54 %) et par téléphone (52 %).

Fondée en 2013, Payt (www.paytsoftware.com) est une solution logicielle spécialisée dans la gestion des créances clients, qui traite chaque année 50 milliards d’euros de flux pour plus de 5 000 entreprises. L’étude complète, qui détaille l’impact des impayés et l’état de préparation des entreprises, est disponible en ligne (https://tf41d07df.emailsys2a.net/c/278/9161852/1446/0/3942191/1863/55346/2e24b63cfe.html).

*L’enquête a été réalisée par Ipsos bva pour Payt du 24 au 26 mars 2026, via un questionnaire en ligne (CAWI) auprès d’un échantillon de 400 dirigeants d’entreprises françaises du secteur privé.*