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PARIS : Marine Jaïs : « Sensibiliser ne suffit plus, il fau…

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PARIS : Marine Jaïs : « Sensibiliser ne suffit plus, il faut transformer le travail »

Face à l’épuisement managérial, Marine Jaïs présente une méthode innovante pour dépasser la sensibilisation et transformer durablement le travail réel.

Le constat est paradoxal et pourtant partagé par nombre de directions des ressources humaines. Jamais les entreprises n’ont autant communiqué sur la santé mentale, le leadership bienveillant ou la qualité de vie au travail (QVCT). Séminaires, conférences inspirantes et semaines thématiques se multiplient. Pourtant, sur le terrain, l’épuisement professionnel ne recule pas. Il change de visage, se banalise et s’installe durablement au cœur des organisations.

C’est face à cette équation devenue intenable que Marine Jaïs, fondatrice de Strong Simone Conseil (https://www.strongsimone.fr), tire la sonnette d’alarme. À l’approche de la Semaine QVCT 2026, l’experte propose une rupture avec les méthodes traditionnelles : « sensibiliser ne suffit plus, il faut transformer ».

L’échec des « parenthèses » de bien-être.

Le diagnostic posé par Strong Simone Conseil met en lumière une faille structurelle dans les approches actuelles. Si les actions de QVCT produisent souvent un effet immédiat et salutaire, elles peinent à modifier les pratiques managériales sur le long terme. Le plus souvent, la formation est vécue comme un rituel rassurant, une « parenthèse » déconnectée des contraintes opérationnelles quotidiennes.

Une fois revenus à leur poste, les managers se retrouvent confrontés à la même solitude et aux mêmes injonctions contradictoires. On leur demande de prendre soin des équipes au sein d’un système qui les consume eux-mêmes.

Quand le manager n’a plus l’énergie d’agir.

Le phénomène touche particulièrement les cadres engagés et consciencieux. Ils ont été formés, ils disposent des outils théoriques, mais la marche est trop haute entre la théorie et la réalité du terrain.

Lors d’un accompagnement récent, un cadre a résumé cette impasse avec une lucidité frappante : « Je sais ce que je devrais faire différemment, mais je n’ai plus l’énergie de le faire », a confié ce manager, illustrant la limite des formations classiques.

Pour Marine Jaïs, cette fatigue n’est pas un sujet périphérique ou « soft ». Tant que la santé mentale et le leadership seront traités comme des options, les organisations continueront de payer le prix fort en matière d’absentéisme et de désengagement.

Passer de l’inspiration à l’entraînement : la méthode Strong Simone®

Pour briser ce cycle, le cabinet lance la « Méthode Strong Simone® ». Loin des concepts de laboratoire, cette approche est née de quinze années d’observation du travail réel. L’objectif est de remplacer la simple sensibilisation par un véritable entraînement, articulé autour de trois piliers :

*   Expérimenter : Les participants ne sont pas passifs. À travers des jeux de rôles et des mises en situation concrètes (serious games), ils rendent visibles les mécanismes invisibles du quotidien pour provoquer des déclics.

*   Ancrer : Pour éviter que les bonnes résolutions ne s’évaporent, chaque manager repart avec un « Strong Kit® », une boîte à outils opérationnelle conçue pour être utilisée immédiatement. Des sessions de co-développement permettent ensuite d’ajuster les pratiques dans la durée.

*   Transformer : La formation n’est plus un événement isolé. Chaque groupe s’engage sur un changement précis à tester sur le terrain, qu’il s’agisse d’une posture à questionner ou d’un rituel de communication à instaurer.

La mesure comme levier de performance

L’autre conviction portée par cette nouvelle approche est l’importance de la métrique. Pour sortir la QVCT de l’affichage, il est impératif de mesurer l’impact réel. Des sondages sont réalisés avant et après les interventions pour objectiver les évolutions et prouver que le développement humain est l’infrastructure invisible de la performance économique.

Pour l’année 2026, trois fronts prioritaires ont été identifiés par le cabinet pour déployer cette méthode : la prévention des risques psychosociaux, le renforcement de la posture managériale et l’amélioration de la cohésion d’équipe via le feedback.

Marine Jaïs, ancienne cadre dans la banque et l’assurance et diplômée du CIFFOP (Université Panthéon-Assas), entend ainsi prouver que la performance durable ne peut se construire qu’en remettant le réel au centre des préoccupations.