Passer au contenu principal

PARIS : Marina FERRARI installe un observatoire sur l&rsquo…

Partager :

PARIS : Marina FERRARI installe un observatoire sur l’identité et l’intersexuation dans le sport

Face au retour des tests de féminité, la ministre des Sports crée l’OVIDIS pour éclairer la position française avant les Jeux de 2028 et 2030.

À l’approche des grands rendez-vous sportifs internationaux, notamment les Jeux Olympiques et Paralympiques de Los Angeles 2028 et ceux des Alpes françaises en 2030, la France prend les devants sur une question éthique et scientifique complexe. Marina Ferrari, ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, a officiellement installé l’Observatoire des variations, de l’intersexuation et de l’identité dans le sport (OVIDIS).

Cette initiative répond directement à l’annonce par le Comité International Olympique (CIO), le 26 mars dernier, de la réintroduction des tests de féminité, une décision qui soulève de profondes interrogations sur les plans médical, juridique, éthique et sportif. L’enjeu est de taille : concilier l’équité des compétitions, en particulier dans la catégorie féminine, avec le respect de l’intégrité et des droits fondamentaux des athlètes.

Une réponse aux enjeux éthiques et sportifs

La création de l’OVIDIS s’inscrit dans la lignée des recommandations du rapport « Transidentité et sport de haut niveau », remis le 20 décembre 2024 par un comité d’experts coprésidé par Sandra Forgues et le professeur Jean-François Toussaint. Ce dernier a d’ailleurs été nommé à la présidence du nouvel observatoire.

La France entend ainsi réaffirmer ses principes fondamentaux : la protection de l’intégrité physique et psychologique des sportifs, la lutte contre toutes les formes de discrimination et la préservation de l’universalité du sport. Il s’agit de structurer une position claire et documentée pour peser dans les débats internationaux.

Des missions claires pour une expertise indépendante

L’observatoire se voit confier une mission d’expertise rigoureuse, documentée et indépendante afin d’éclairer les décisions publiques. Ses objectifs sont multiples : établir un état des lieux scientifique et juridique sur la catégorisation sexuée dans le sport, analyser les règlements des fédérations internationales et leurs conséquences, et cartographier les positions des différents acteurs mondiaux (États, fédérations, associations d’athlètes).

Grâce à une approche pluridisciplinaire (médicale, juridique, sociologique, sportive), l’OVIDIS devra identifier les impacts potentiels pour les athlètes français et formuler des recommandations pour garantir la sécurité juridique des acteurs et l’équité sportive. L’organisme pourra mener toutes les auditions jugées utiles, notamment auprès des instances olympiques et paralympiques françaises.

Un calendrier jusqu’en 2030

Le calendrier des travaux est déjà défini. Un premier rapport d’orientation est attendu pour le second semestre 2026. Il visera à actualiser les connaissances et à proposer des scénarios prospectifs pour préparer au mieux les Jeux de Los Angeles 2028.

Par la suite, l’Observatoire poursuivra ses activités jusqu’aux Jeux d’hiver des Alpes françaises 2030, en produisant un rapport annuel pour ajuster les analyses et renforcer la capacité d’influence de la France sur ces sujets sensibles.

« Les évolutions engagées par les instances sportives internationales soulèvent des questions majeures auxquelles nous devons répondre avec responsabilité. La France continuera de défendre sans relâche les principes fondamentaux qui ont toujours fondé son action : l’équité sportive, la protection de l’intégrité physique et psychologique des athlètes, en particulier les femmes, ainsi que la lutte contre toutes les formes de discrimination », a déclaré Marina Ferrari, ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative.

« Avec cet observatoire, nous nous donnons les moyens d’éclairer les décisions publiques et d’accompagner au mieux nos athlètes en vue des Jeux Olympiques et Paralympiques de Los Angeles 2028, puis ceux des Alpes françaises 2030 », a-t-elle conclu.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).