PARIS : Marché de la bière – Un record de brasseries…
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PARIS : Marché de la bière – Un record de brasseries pour une consommation en berne
Malgré 2 500 brasseries, la France affiche la plus faible consommation de bière de l’UE, le vin regagnant du terrain et le sans-alcool s’imposant.
À l’approche de la Fête de la Bière, célébrée le 7 août, un état des lieux du marché français révèle une situation pleine de paradoxes. Alors que le pays n’a jamais compté autant de sites de production, la consommation par habitant reste étonnamment faible, plaçant l’Hexagone en queue de peloton européen. Entre le retour en force du vin et l’essor spectaculaire du sans-alcool, le secteur brassicole est en pleine mutation.
Un paradoxe français : producteur prolifique, consommateur modéré
Avec 2 500 brasseries en activité sur son territoire, la France dispose aujourd’hui du réseau le plus dense de toute l’Europe. Cet écosystème dynamique, porté par l’engouement pour les bières artisanales et les micro-brasseries locales, témoigne d’une véritable culture du produit et d’une diversification sans précédent de l’offre.
Pourtant, cette effervescence productive contraste vivement avec les chiffres de la consommation. Les Français ne boivent en moyenne que 33 litres de bière par an et par habitant, soit le volume le plus faible de toute l’Union européenne. Un chiffre qui place le pays loin derrière ses voisins allemands, belges ou tchèques, et qui interroge sur les habitudes de consommation nationales.
Le vin, éternel favori, reprend la tête
La traditionnelle compétition entre le vin et la bière a récemment tourné à l’avantage du premier. Si la bière avait réussi à séduire une part croissante de la population ces dernières années, les données les plus récentes confirment la solidité des bastions viticoles. En 2024, le vin s’est de nouveau imposé comme la boisson alcoolisée préférée de 60 % des Français, contre 58 % pour la bière.
Cette tendance s’est confirmée en 2025, avec un écart maintenu : 58 % de préférence pour le vin contre 56 % pour la bière. Cette hiérarchie réinstallée montre que malgré la popularité des nouvelles offres brassicoles, le vin conserve une place centrale dans les moments de convivialité et la gastronomie française.
Les géants industriels face aux nouvelles dynamiques
Le marché est également marqué par des évolutions contrastées pour les grandes marques. En termes de notoriété numérique, Leffe arrive en tête des marques les plus recherchées sur Google, signe d’un intérêt constant des consommateurs pour ses spécificités.
En revanche, sur le plan des volumes, la situation est plus complexe. Heineken, bien qu’il reste le leader incontesté en grande distribution, fait face à une érosion significative de ses ventes, avec un recul enregistré de 8,7 %. Ce tassement illustre les difficultés des acteurs historiques à maintenir leurs positions face à la fragmentation du marché et à la concurrence des bières de spécialité.
Le sans-alcool, véritable moteur de croissance
La plus grande révolution du secteur vient sans conteste du segment des bières sans alcool. Porté par une demande croissante pour des modes de vie plus sains et une amélioration notable de la qualité des produits, ce marché connaît une croissance fulgurante. Avec une progression de 11,5 % en 2025, il s’impose comme le principal relais de croissance pour l’ensemble de la filière. Loin d’être une simple alternative, la bière sans alcool est devenue une catégorie à part entière, attirant de nouveaux consommateurs et redéfinissant les contours du marché pour les années à venir.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

