PARIS : Marc SANCHEZ (SDI) : « Il faut ouvrir le débat sur…
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PARIS : Marc SANCHEZ (SDI) : « Il faut ouvrir le débat sur un délai de carence d’ordre public »
Le Syndicat des Indépendants (SDI) juge les contrôles renforcés insuffisants et propose d’instaurer un délai de carence pour tous les arrêts maladie.
Face aux annonces du gouvernement visant à renforcer les contrôles sur les arrêts maladie, le Syndicat des Indépendants et des Très Petites Entreprises (SDI) monte au créneau. Si l’organisation salue la volonté de lutter contre les abus, elle estime que cette approche ne s’attaque pas à la racine du problème, notamment l’impact des arrêts de très courte durée sur le tissu économique des TPE. Pour le SDI, la seule réponse viable et courageuse consiste à ouvrir un débat national sur l’instauration d’un délai de carence d’ordre public, applicable à l’ensemble des actifs, sans distinction de statut ou de secteur.
Une réponse jugée nécessaire mais incomplète
Le SDI prend acte de la détermination de l’exécutif à mieux encadrer les prescriptions d’arrêts de travail. La lutte contre les dérives est jugée indispensable pour garantir la pérennité du système de protection sociale. Toutefois, le syndicat avertit que le renforcement des contrôles, à lui seul, ne suffira pas à endiguer le phénomène des arrêts de courte durée qui, selon lui, fragilisent particulièrement les plus petites structures. Le secrétaire général du SDI, Marc Sanchez, appelle à un changement de paradigme et à une mesure plus structurelle.
« Le gouvernement a raison de vouloir lutter contre les abus. Mais si l’on veut réellement agir sur les arrêts de courte durée, il faut avoir le courage d’ouvrir le débat sur un ou plusieurs jours de carence d’ordre public applicables à tous. Le contrôle ne peut pas être l’unique réponse », déclare Marc Sanchez, secrétaire général du SDI.
Cette proposition de « délai de carence d’ordre public » signifierait qu’un ou plusieurs jours d’arrêt ne seraient indemnisés ni par la Sécurité sociale, ni par l’employeur, et ce, de manière généralisée. Une telle mesure, bien qu’impopulaire, viserait à responsabiliser l’ensemble des acteurs et à dissuader les arrêts de complaisance sans pour autant, insiste le syndicat, remettre en question le droit fondamental des salariés à se soigner.
Protéger les TPE de la désorganisation
L’argumentaire du SDI repose sur la réalité économique et organisationnelle des très petites entreprises. Contrairement aux grands groupes, une TPE ne dispose que de très faibles marges de manœuvre pour pallier une absence, même brève. Un seul salarié absent peut représenter une part significative, voire la totalité, de la force de travail sur un poste clé, entraînant une désorganisation immédiate de l’activité.
Le syndicat souligne que les arrêts de quelques jours compliquent, voire rendent impossible, le recours à un remplacement. Le temps nécessaire pour trouver, former et intégrer un remplaçant est souvent supérieur à la durée de l’absence elle-même. En conséquence, la charge de travail se reporte sur le dirigeant ou les autres membres de l’équipe, générant du stress, une baisse de la productivité et, à terme, un risque économique direct pour l’entreprise. En défendant cette mesure, le SDI affirme vouloir protéger la viabilité de ces entreprises essentielles à l’économie française.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).


