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PARIS : Marc PEZIN : « La vraie souveraineté numérique est…

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PARIS : Marc PEZIN : « La vraie souveraineté numérique est dans l’infrastructure, pas dans l’IA »

Alors que l’affaire Anthropic ravive le débat sur la dépendance technologique, un expert estime que le véritable enjeu est ailleurs.

L’interdiction par les autorités américaines de l’accès à certains modèles d’intelligence artificielle avancés de la société Anthropic a provoqué une onde de choc en Europe, ravivant les craintes d’une dépendance excessive aux technologies d’outre-Atlantique. Pourtant, derrière l’émoi politique et les réactions médiatiques, l’impact réel de cette décision sur les entreprises du continent serait quasi inexistant. Pour certains experts, cette controverse, parfois assimilée à l’affaire « Fable 5 », a le mérite de mettre en lumière une confusion persistante : où se situe la véritable bataille pour la souveraineté numérique ?

Un symbole politique, un impact opérationnel quasi nul

L’analyse des faits invite à la nuance. Le modèle d’IA concerné par les restrictions n’était disponible que depuis quelques jours au moment de la décision, et son adoption par les entreprises européennes restait de ce fait extrêmement marginale. Plus encore, la mesure de blocage s’est révélée plus large que prévu. Confrontée à la difficulté de vérifier la nationalité de chaque utilisateur, la société Anthropic a opté pour un blocage géographique étendu, pénalisant de nombreux utilisateurs américains.

Ce qui est présenté comme un rapport de force entre les États-Unis et le reste du monde s’avère donc être une situation où même le marché domestique américain ne profite pas pleinement de cette technologie. Si l’épisode constitue un signal politique fort sur les tensions technologiques mondiales, son impact opérationnel direct est donc, à ce jour, quasi nul.

Dépendance à l’IA ou aux infrastructures ?

Pour Marc Pezin, Chief Marketing Officer de VATES, entreprise française spécialisée dans les solutions open source de virtualisation, cette affaire est un écran de fumée qui masque les véritables enjeux.

« La focalisation sur un modèle d’IA, aussi avancé soit-il, détourne l’attention du cœur du problème : la dépendance critique des entreprises européennes à leurs infrastructures numériques », analyse-t-il.

Selon lui, la question n’est pas de savoir si une organisation peut accéder au dernier modèle d’IA américain, mais plutôt sur quel socle technologique elle opère au quotidien. La véritable souveraineté ne réside pas dans l’accès à une application finale, mais dans la maîtrise des couches basses qui la font fonctionner : les serveurs, les systèmes de virtualisation et les plateformes de cloud hybride.

L’open source, levier d’une souveraineté pragmatique

Marc Pezin insiste sur le fait que la dépendance la plus profonde et la plus structurante se situe au niveau de ces infrastructures, souvent dominées par un oligopole d’acteurs non européens. C’est à ce niveau que se jouent l’autonomie stratégique, la réversibilité des choix technologiques et la maîtrise des données.

Face à ce constat, il préconise une approche pragmatique, centrée sur des leviers concrets.

« Plutôt que de courir après chaque innovation applicative, les organisations publiques et privées devraient concentrer leurs efforts sur la construction de fondations technologiques ouvertes et maîtrisées ».

La virtualisation et les solutions open source apparaissent alors comme des piliers stratégiques. Elles permettent aux entreprises de s’abstraire des verrous propriétaires, de garantir la portabilité de leurs applications et de construire une autonomie technologique durable, bien loin des controverses éphémères autour d’un modèle d’IA spécifique.

Plateforme de virtualisation ouverte – Infrastructure VM simplifiée

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).