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PARIS : L’Origine du Monde de Courbet vandalisée, une att…

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Floriane Dumont
10 Mai 2024

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PARIS : L’Origine du Monde de Courbet vandalisée, une attaque contre l’art ou une revendication artistique ?

Comment une œuvre aussi emblématique que  « L’Origine du Monde » de Gustave Courbet peut-elle devenir la cible d’un acte de vandalisme ?

Cette question brûlante secoue le monde de l’art après que le célèbre tableau ait été tagué à la peinture rouge au Centre Pompidou-Metz. Ce lundi 6 mai, la toile – habituellement exposée au musée d’Orsay à Paris et actuellement prêtée au Centre Pompidou Metz dans le cadre d’une exposition consacrée au psychanalyste Jacques Lacan – a été victime d’une nouvelle agression. Malgré les mesures de sécurité, incluant une paroi vitrée censée protéger l’œuvre, elle n’a pas été épargnée par cet acte de dégradation.

À l’origine de cette action se trouve l’artiste performeuse franco-luxembourgeoise Deborah de Robertis, qui revendique son geste comme une forme d’expression artistique militant pour les droits des femmes. Accompagnée d’autres militantes, Deborah de Robertis a inscrit les lettres de  « Me Too » sur la vitre protégeant la toile de Courbet, ainsi que sur d’autres œuvres exposées. Cette initiative, baptisée  « On ne sépare pas la femme de l’artiste », cherche à s’inscrire dans un  « mouvement mondial » de jeunes artistes femmes.

Pourtant, cette démarche soulève des questions sur les limites de l’expression artistique et les moyens légitimes de faire passer un message. Des interpellations ont eu lieu, mais une troisième personne est toujours recherchée pour le vol d’une broderie du musée. Cette attaque contre une œuvre majeure de notre patrimoine artistique suscite l’indignation et soulève des débats sur la frontière entre l’art engagé et le vandalisme. Alors que les analyses se poursuivent pour évaluer les dommages causés aux œuvres, le monde de l’art exprime sa consternation face à cette tentative de dégradation. Ce geste interpelle également sur la responsabilité des institutions culturelles à protéger le patrimoine artistique et à promouvoir le dialogue autour des enjeux sociétaux contemporains.

SOURCE : Arts in the City