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PARIS : Loi sur la fin de vie – Le CNEF dénonce une « rupture éthique et anthropologique majeure »
Au lendemain de l’adoption de la loi sur la fin de vie, le Conseil national des évangéliques de France exprime sa profonde tristesse et sa vive inquiétude.
Le vote de la loi légalisant « l’aide active à mourir », qui s’est tenu au Parlement ce mercredi 15 juillet 2026, marque un tournant sociétal majeur. En réaction, le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) a immédiatement fait part de sa « profonde tristesse » et de sa « vive inquiétude », qualifiant ce texte de « rupture éthique et anthropologique majeure » pour le pays. L’organisation, qui représente les protestants évangéliques, estime que cette loi instaurant l’euthanasie et le suicide assisté fragilise les fondements de la solidarité nationale.
Un principe fondamental remis en cause
Depuis plus de trois ans, le CNEF s’est activement mobilisé contre ce projet de loi, multipliant les auditions, les lettres ouvertes aux parlementaires et les contributions aux débats publics. L’organisation a constamment réaffirmé une conviction qu’elle juge fondamentale et ancrée dans l’Évangile : « toute vie humaine possède une valeur intrinsèque et absolue, de son commencement à sa fin naturelle ».
Pour le CNEF, la dignité d’une personne malade ou en fin de vie ne saurait dépendre de son niveau d’autonomie. Elle résiderait plutôt dans « le regard d’amour, de respect et de protection que la société lui porte jusqu’à son dernier souffle ». En inscrivant dans la loi la possibilité d’une mort administrée, le texte fragilise, selon l’organisation, l’interdit de donner la mort, un « pilier de notre vie commune ». Le Conseil conteste d’ailleurs fermement l’emploi du terme « fraternité » pour justifier la loi, arguant que la véritable fraternité consiste à accompagner les personnes souffrantes sans jamais les abandonner, et non à hâter leur décès.
La crainte d’une pression sur les plus vulnérables
Au-delà du débat philosophique, le CNEF exprime une inquiétude très concrète concernant les conséquences de cette loi sur les plus fragiles. L’organisation redoute une « pression morale indirecte » qui pourrait s’exercer sur des personnes âgées ou malades, susceptibles de se percevoir comme une charge pour leur entourage ou pour la collectivité.
Face à ce qu’il considère comme un mauvais choix législatif, le CNEF réitère ce qui aurait dû être, selon lui, la priorité absolue : le développement rapide, effectif et équitable des soins palliatifs sur l’ensemble du territoire. Le Conseil dénonce une « injustice sociale » criante, de nombreuses régions étant encore dépourvues d’un accès suffisant à ces soins d’accompagnement de la fin de vie.
Un soutien aux soignants et un appel à la mobilisation
Le CNEF exprime également son soutien total et sa gratitude envers les soignants, qui se retrouvent en première ligne face à des « dilemmes éthiques inédits ». L’organisation demande la sanctuarisation « absolue et sans compromis » de leur clause de conscience, afin de garantir leur liberté de refuser de participer à un acte qu’ils réprouveraient.
Face à cette « rupture éthique », le CNEF appelle les Églises protestantes évangéliques de France à intensifier leurs actions de solidarité. Il les invite à « redoubler d’efforts » dans l’accompagnement, les visites et le réconfort apportés aux personnes en situation de grande vulnérabilité. Pour l’organisation, les communautés locales doivent, aujourd’hui plus que jamais, se poser en « témoins d’espérance, de présence et de solidarité concrète ».
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

