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PARIS : L’influence du climat sur les peuples selon Hippo…

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PARIS : L’influence du climat sur les peuples selon Hippocrate

Par ce traité, Hippocrate, né vers 460 avant J.-C. sur l’île de Kos, a cherché à exposer des observations et théories qui, pour être antiques, n’en sont pas moins restées intelligibles et familières aux modernes.

Quelques points ont appelé l’attention d’Hippocrate :

Il cherche quelle est, sur le maintien de la santé et de la production des maladies, l’influence de l’exposition des villes par rapport au soleil et aux vents. Il examine quelles sont les propriétés des eaux qui, si elles diffèrent par la saveur et par le poids, écrit-il, ne diffèrent pas moins par leurs propriétés. Ensuite, il s’efforce de signaler les maladies qui prédominent suivant les saisons. Enfin, il compare l’Europe et l’Asie, rattachant les différences physiques et morales qui en séparent les habitants aux différences du sol et du climat. Ainsi, « avec de telles recherches et cette prévision des temps, le médecin aura la plus grande instruction sur chaque cas particulier. Il saura le mieux conserver la santé, et il ne pratiquera pas avec un médiocre succès l’art de la médecine. »

La doctrine de l’influence des climats sur le caractère, sur les dispositions et sur les mœurs des peuples a fait fortune. Et de grands esprits, citons par exemple Montesquieu, l’ont acceptée sans restriction. Nul doute que le climat exerce une action énergétique sur les peuples. Hippocrate reconnaît que l’homme, être invariable et inconstant, est néanmoins modifié par les influences permanentes du sol, de l’atmosphère et de la température.

Comparant différents peuples quant à la pusillanimité et au défaut de courage, il suggère que la nature du climat rend les Européens plus belliqueux que les Asiatiques. Hippocrate ajoute également à sa doctrine que les institutions politiques modifient notablement le moral des peuples, indiquant notamment que les nations asiatiques, soumises au despotisme, sont moins belliqueuses que les nations européennes, gouvernées par leurs propres lois. Or, et l’histoire le montre, la vertu militaire n’est attachée à aucun climat ni ne dépend des institutions politiques. Elle dépend de la discipline et de la science de la guerre (polémologie).

Par divers exemples, Hippocrate remarque que les peuples diffèrent entre eux : d’une part, parce qu’ils sont placés dans des compartiments de la terre distincts par l’aspect, la configuration et la température ; d’autre part, parce que les individus d’un même peuple vivant dans une contrée partout semblable à elle-même n’ont entre eux que des différences peu considérables. Ces deux propositions appartiennent à la même doctrine anthropologique, à savoir que les hommes sont profondément modifiés par le pays qu’ils habitent. Hippocrate se tait ici sur les races – dont les modernes se sont occupés exclusivement – et il rapporte tout aux inégalités des habitations.

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SOURCE : Institut ILIADE.