PARIS : L’immigration afghane en France, un phénomène…
Partager :
PARIS : L’immigration afghane en France, un phénomène massif et récent
Depuis 2015, la France est devenue l’un des principaux pays d’accueil des réfugiés afghans, avec plus de 100 000 Afghans présents en 2024.
Cette migration s’est imposée comme un phénomène massif, récent et inattendu par son ampleur. Ce mouvement est favorisé par un dispositif français d’asile relativement protecteur. En 2024, plus de 70 % des Afghans ayant déposé une demande se sont vu accorder un statut de protection internationale, contre moins de 40 % dans certains pays européens. Ces écarts de reconnaissance encouragent les « mouvements secondaires » : des personnes déboutées dans d’autres pays de l’Union européenne viennent demander l’asile en France.
Un dispositif d’asile protecteur
Le dispositif français d’asile est l’un des plus protecteurs d’Europe. En 2024, plus de 70 % des Afghans ayant déposé une demande se sont vu accorder un statut de protection internationale. Ce taux élevé contraste avec celui de certains pays européens, où moins de 40 % des demandes sont acceptées. Cette différence encourage les « mouvements secondaires », où des personnes déboutées dans d’autres pays de l’Union européenne viennent demander l’asile en France.
Des défis d’intégration
Cependant, cette dynamique révèle de nombreuses fragilités. Les arrivants sont majoritairement jeunes, masculins, peu scolarisés, et souvent en difficulté d’apprentissage linguistique et d’insertion professionnelle. Le conservatisme social en Afghanistan, que les migrants conservent en partie, s’oppose aux valeurs françaises, notamment sur les questions de religion et de droits des femmes. Ce contraste se manifeste notamment dans la quasi-absence des femmes au sein de cette migration : elles représentent moins de 20 % des personnes exilées, reflet de leur marginalisation dans l’espace public afghan.
Un modèle d’intégration mis à l’épreuve
La migration afghane met ainsi à l’épreuve le modèle français d’intégration. Elle souligne le décalage entre les valeurs de la République et les réalités culturelles des réfugiés afghans, tout en soulignant les limites des capacités d’accueil, aujourd’hui saturées et difficilement compatibles avec une politique migratoire dite « ouverte ».
Source : Fondapol