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PARIS : L’IA, clé de voûte de la gestion du risque humain

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PARIS : L’IA, clé de voûte de la gestion du risque humain

L’IA, un atout majeur pour gérer le risque humain en cybersécurité.

En matière de cybersécurité, l’émergence de l’IA générative a transformé le paysage des menaces, tant pour les attaquants que pour les défenseurs. Les entreprises sont aujourd’hui confrontées à des cyberattaques de plus en plus nombreuses et sophistiquées, mais la principale menace provient de l’intérieur : le facteur humain.

Des cyberattaques plus accessibles et sophistiquées

Les cyberattaques ne sont plus l’apanage des cybercriminels professionnels. Des outils comme ChatGPT permettent désormais à un public plus large de mener des campagnes de phishing. Résultat : une augmentation de 40 % des atteintes numériques en 5 ans, et près d’une entreprise sur deux (47 %) a subi au moins une cyberattaque réussie en 2024.

Les messages d’attaque, qu’ils soient envoyés par email ou via les réseaux sociaux, sont de mieux en mieux formulés grâce à l’IA générative. Cette sophistication rend leur identification plus difficile, en particulier pour les attaques ciblées, qui deviennent plus complexes et réalistes.

Le facteur humain, un vecteur de risque majeur

Les entreprises doivent aujourd’hui gérer des risques inédits et simultanés. En 2024, près de neuf organisations sur dix (89 %) ont été confrontées à au moins deux types de risques. Parmi eux, les risques humains préoccupent 77 % des dirigeants. La raison est simple : 68 % des compromissions ont une origine humaine, liées à des erreurs ou à des attaques par ingénierie sociale.

Face à ce constat, la technologie seule ne suffit plus. La sensibilisation des utilisateurs devient essentielle, mais les entreprises peinent à adopter une approche efficace. Elles doivent se demander si leurs campagnes de sensibilisation sont adaptées aux menaces actuelles et si elles apportent un réel retour sur investissement.

Pour une gestion intelligente du risque humain

Déterminer le niveau de risque nécessite d’évaluer plusieurs indicateurs : l’utilisateur est-il attaqué ? Reçoit-il beaucoup de menaces ? Quel est son comportement face à un email frauduleux ? Ses droits d’accès aux systèmes de l’entreprise en font-ils une cible privilégiée ?

L’intelligence artificielle joue ici un rôle double : détecter les menaces en amont et analyser le comportement des utilisateurs pour personnaliser les stratégies de protection.

1. Une analyse comportementale affinée

L’IA permet d’établir des profils de risques individualisés. Toutes les entreprises ne font pas face aux mêmes menaces, et tous les utilisateurs n’ont pas le même niveau d’exposition. L’IA analyse les actions de chaque employé pour leur attribuer un niveau de risque en fonction de leurs comportements et des menaces auxquelles ils sont confrontés. Cela permet de concentrer les efforts sur les collaborateurs les plus exposés.

2. La détection proactive des menaces

L’IA joue également un rôle clé dans l’anticipation des cyberattaques. En analysant les signaux faibles, elle détecte des anomalies qui échapperaient à une surveillance classique. Grâce au traitement du langage naturel (NLP), l’IA peut repérer des emails malveillants dont le langage a été modifié pour tromper la vigilance des utilisateurs.

3. Une réaction graduelle et intelligente

Face aux comportements à risque, il est essentiel d’adopter une approche progressive. Plutôt que de sanctionner immédiatement un employé qui clique sur des liens douteux, il est préférable de limiter son accès à certains sites ou services, de lui envoyer des rappels personnalisés ou de le diriger vers une formation adaptée. L’objectif est de former les utilisateurs au bon moment, en s’appuyant sur une communication avec l’écosystème cyber et non cyber.

Par où commencer ?

Pour se lancer, il est important de se poser deux questions. La première : le directeur IT ou le RSSI sait-il quelles sont les personnes les plus attaquées ? La seconde : quelle est la part d’erreur humaine dans les dernières attaques subies ?

Donner du sens au risque humain commence par un diagnostic pour évaluer le nombre d’incidents en production. Il faut ensuite se demander si le risque est uniforme et analyser l’impact des formations et campagnes de simulation sur la production. Pour les entreprises qui ne peuvent répondre à ces questions, leur solution de sensibilisation doit évoluer. En favorisant une gestion personnalisée du risque humain, l’IA devient un levier incontournable pour renforcer la résilience des entreprises face aux cybermenaces de demain.

La cybersécurité ne se limite pas à la technologie; elle repose également sur la vigilance et la formation des utilisateurs. En intégrant l’IA dans la gestion du risque humain, les entreprises peuvent anticiper les menaces et renforcer leur résilience face aux défis de demain. La clé réside dans une approche équilibrée, combinant technologie et sensibilisation, pour construire un environnement sécurisé et résilient.

Pour plus d’informations :

www.interieur.gouv.fr/actualites/actualites-du-ministere/rapport-annuel-sur-cybercriminalite-2024

www.cesin.fr/articles-slug/?slug=2354-Communiqu%C3%A9+de+Presse+-+10%C3%A8me+%C3%A9dition+du+barom%C3%A8tre+annuel+du+CESIN

www.qbefrance.com/bibliotheque-de-documents/etude-opinionway-pour-qbe-8eme-edition-gestion-des-risques-des-pme-et-eti

www.verizon.com/business/fr-fr/resources/reports/dbir