PARIS : L’hypertrophie bénigne de la prostate, une patholog…
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PARIS : L’hypertrophie bénigne de la prostate, une pathologie fréquente
L’hypertrophie bénigne de prostate est une affection très fréquente de l’homme de plus de 50 ans.
Le 22 juillet, le peloton du Tour de France affrontait l’ascension mythique du Mont Ventoux.
Le 30 août, c’est au tour de 600 cyclistes solidaires – professionnels de santé, patients, anonymes, passionnés de vélo – de relever ce défi dans le cadre d’un événement unique : l’ascension du Mont Ventoux organisée par l’Association Française d’Urologie (AFU).
Parrainé par Bernard Hinault et soutenu par les ministères de la Santé et des Sports, cet événement allie sportivité et solidarité, avec un objectif clair : « Roulons ensemble pour la santé de l’homme » – pour sensibiliser le grand public aux grandes pathologies masculines (prostate, testicules, fertilité, dysfonction érectile…) et promouvoir les bienfaits du sport.
Avec plus de 50 000 nouveaux cas par an en France, le cancer de la prostate est le 1er cancer masculin et entraîne environ 8 000 décès par an, soit pratiquement un décès toutes les heures.
Environ 30% des hommes de plus de 65 ans se plaignent de symptômes liés à cette condition.
L’hypertrophie bénigne de la prostate est une pathologie survenant avec l’âge, qui bien que bénigne peut avoir un impact important sur la qualité de vie des patients. Il est donc important de sensibiliser les hommes de plus de 50 ans ayant des symptômes urinaires afin de leur proposer des solutions thérapeutiques personnalisées pour améliorer leur quotidien tout en limitant le risque de complications.
Des troubles mictionnels qui entament la qualité de vie des patients
Lorsque la prostate augmente de volume elle peut alors gêner le passage de l’urine et empêcher la vessie de se vider correctement. Le patient ressent alors des symptômes tels que: la sensation de mal vider sa vessie, des envies urgentes et fréquentes d’uriner le jour comme la nuit, une baisse de la force du jet, un jet haché ou des gouttes retardataires… ces symptômes peuvent parfois avoir un impact important sur la qualité de vie du patient.
Les patients sont généralement inquiets d’avoir un blocage urinaire appelé « rétention aiguë d’urines », mais heureusement cette complication est assez rare (seulement 2% à 2 ans).
Une pathologie bénigne qui inquiète les hommes
Un enjeu très important est de rassurer le patient et de lui expliquer que cette pathologie est par définition bénigne et ne constitue en aucun cas une prédisposition au cancer. Néanmoins c’est souvent à l’occasion d’une consultation pour des troubles mictionnels que le dépistage du cancer de la prostate est abordé. Une fois que le diagnostic d’hypertrophie bénigne de prostate est posé, le médecin s’assure qu’il n’y a pas de complications et notamment pas de répercussion sur le bon fonctionnement des reins ou de la vessie.
Traiter tout en préservant la sexualité des patients
Les moyens de soulager les patients sont nombreux : parfois il suffit simplement d’appliquer des conseils hygiéno-diététiques comme mieux répartir ses boissons dans la journée et de limiter le café, le thé et l’alcool. Parfois il est nécessaire de prendre des médicaments qui peuvent « détendre » la prostate, en diminuer l’inflammation ou en diminuer la taille.
Lorsque ce n’est pas suffisant, un recours à une intervention chirurgicale peut s’avérer nécessaire. Le principe de ces interventions est de désobstruer la prostate pour que les urines puissent passer plus facilement. Aujourd’hui, nous disposons de nombreuses techniques peu invasives permettant de soulager les patients tout en limitant le risque de complications ou de séquelles. Un des enjeux modernes de ces traitements est d’améliorer le confort des patients sans pour autant altérer leur sexualité.
Source : Association française d’urologie.

