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PARIS : L’exposition Brâncuși, le père de la sculpt…

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PARIS : L’exposition Brâncuși, le père de la sculpture moderne au Centre Pompidou

Vous hésitez quelle grande exposition du moment aller voir ?

On les a testées pour vous ! De Brâncuși à Matisse, en passant par James Cameron, Mohammed Bourouissa ou Tamara Kostianovsky.

Vingt-neuf ans. C’est le nombre d’années qui oppose cette grande rétrospective à la seule et unique exposition française sur Constantin Brâncuși. Il était donc temps de rattraper le temps perdu et de lever davantage le voile sur l’œuvre révolutionnaire de cet élève passager d’Auguste Rodin qui se dispute – ironie de l’Histoire – le titre de père de la sculpture moderne avec son ancien maître. Moins connu que son illustre aîné, l’artiste roumain n’a servi dans son atelier qu’un petit mois avant de finalement claquer la porte car « rien ne pousse à l’ombre des grands arbres ». Bonne pioche ! Brâncuși s’extirpe de l’ombre écrasante de Rodin, se rapproche des avant-gardes que sont Marcel Duchamp, Fernand Léger et Amedeo Modigliani pour constituer un nouveau langage minimaliste. Une page de l’Histoire de l’art que le Centre Pompidou parvient à retranscrire à la perfection grâce à la réunion historique de 200 sculptures, dessins, lettres et photographies d’un véritable artisan de la matière. Articulée autour d’une reconstitution partielle de son atelier, l’exposition met en regard les plâtres avec les modèles originaux en pierre ou en bronze, replaçant ainsi l’œuvre du sculpteur à sa juste place dans une quête absolue de l’épure.

Le saviez-vous ?

C’est un malentendu qui a changé l’Histoire de l’art. Retour dans les années 20. Face à une sculpture abstraite de Brâncuși, la douane américaine s’interroge : s’agit-il d’une vulgaire pièce de métal ou d’une œuvre d’art ? Un procès historique et une intervention du roi du ready-made Marcel Duchamp plus tard, l’artiste obtient gain de cause et participe à la reconnaissance d’une nouvelle définition juridique de l’art.

SOURCE : Arts in the City.