PARIS : Les violences intrafamiliales non conjugales enregi…
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PARIS : Les violences intrafamiliales non conjugales enregistrées par les services de sécurité en 2023
En 2023, les services de police et de gendarmerie ont enregistré 82 800 victimes de violences intrafamiliales non conjugales : 63 700 victimes de violences physiques et 19 100 victimes de violences sexuelles.
Le nombre de victimes de violences intrafamiliales non conjugales enregistrées a progressé de 14 % sur un an : +15 % pour les violences physiques et +8 % pour les violences sexuelles.
52 % des victimes de violences physiques intrafamiliales non conjugales sont des femmes et 75 % étaient mineures au moment des faits. 80 % des victimes de violences sexuelles intrafamiliales non conjugales sont des femmes et 96 % étaient mineures au moment des faits. La moitié des victimes dénoncent des faits antérieurs à l’année de l’enregistrement par les forces de sécurité.
Selon l’enquête Vécu et Ressenti en matière de Sécurité (VRS), en moyenne sur 2021 et 2022, 9 personnes sur 10 000 déclarent avoir été victimes de violences physiques ou sexuelles de la part d’un membre de la famille autre que le conjoint ou l’ex-conjoint. 60 800 personnes ont été mises en cause pour violences intrafamiliales non conjugales : 47 900 pour des violences physiques et 12 900 pour des violences sexuelles. 75 % des mis en cause sont des hommes et 90 % sont majeurs.
En 2023, les services de police et de gendarmerie ont enregistré 82 800 victimes de violences intrafamiliales non conjugales : 63 700 victimes de violences physiques et 19 100 victimes de violences sexuelles (essentiellement de nature physique).
Sur un an, le nombre de victimes de violences intrafamiliales non conjugales enregistrées a progressé de 14 % (+ 15 % pour les violences physiques et + 8 % pour les violences sexuelles), dans un contexte restant marqué par la libération de la parole et l’amélioration de l’accueil des victimes par les services. Comme les années précédentes, ces violences ont nettement plus augmenté en 2023 pour les mineurs que pour les majeurs (+15 % contre +9 %). Depuis 2016, elles ont progressé en moyenne annuelle de 14 % pour les mineurs (contre 8 % pour les majeurs).
La part des victimes dénonçant des faits antérieurs à l’année en cours s’est stabilisée à un niveau élevé dans la sphère familiale non conjugale, la moitié des victimes dénonçant des faits commis antérieurement à leur année d’enregistrement. Cette part atteint 78 % pour les victimes mineures de violences sexuelles.
Les victimes de violences intrafamiliales non conjugales enregistrées par les services de sécurité sont majoritairement des femmes (80 % pour les violences sexuelles et 52 % pour les violences physiques) et 79 % d’entre elles étaient mineures au moment des faits (96 % pour les violences sexuelles et 75 % pour les violences physiques).
En 2023, 47 900 personnes ont été mises en cause pour des violences physiques au sein de la sphère familiale non conjugale et 12 900 pour des violences sexuelles dans le même cadre. Les trois quarts sont des hommes (70 % pour les violences physiques et 94 % pour les violences sexuelles) et 90 % sont des majeurs.
Bien que l’enquête de victimation VRS n’interroge que les personnes majeures et que les violences intrafamiliales non conjugales enregistrées concernent essentiellement les mineurs, elle apporte un éclairage supplémentaire sur l’ensemble du phénomène, en permettant non seulement de mesurer la prévalence de ces violences en population adulte mais également la fréquence des majeurs qui déclarent en avoir été victimes avant 18 ans. Selon l’enquête VRS, en moyenne sur 2021 et 2022, 9 personnes majeures vivant en France (hors Guyane et Mayotte) sur 10 000 déclarent avoir été victimes de violences intrafamiliales physiques ou sexuelles commises par un membre de leur famille autre qu’un partenaire ou ex-partenaire, et 2,7 % des personnes interrogées ont subi avant l’âge de 18 ans des violences physiques ou des violences sexuelles physiques de la part d’un membre de leur famille.
Retrouvez la publication ici
Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI)
Intestats Analyse n°73, paru le 17 janvier 2025
À propos du SSMSI
Au sein du ministère de l’intérieur, le SSMSI est le service statistique en charge de la sécurité intérieure, rattaché à la fois à la police et à la gendarmerie nationales. Il compose avec l’Insee et 15 autres services statistiques ministériels le service statistique public coordonné par l’Insee. Créé fin 2014, le SSMSI a pour mission de produire et de mettre à disposition du grand public et des services du ministère des statistiques et des analyses sur la sécurité intérieure et la délinquance. Comme les autres membres du service statistique public, il respecte un certain nombre de règles visant à maintenir la confiance dans les informations produites et diffusées, en particulier indépendance professionnelle, fiabilité, neutralité, qualité des processus, méthodologie solide, accessibilité. Son programme de travail fait l’objet d’une concertation avec l’ensemble des utilisateurs au sein du Conseil national de l’information statistique (Cnis). Son activité est évaluée par l’Autorité de la statistique publique (ASP).
Toutes les publications du SSMSI sont disponibles et téléchargeables en ligne sur https://www.interieur.gouv.fr/Interstats

