Skip to main content

PARIS : Les notes de la France ne sont pas dégradées

Print Friendly, PDF & Email
Floriane Dumont
2 Mai 2024

Partager :

PARIS : Les notes de la France ne sont pas dégradées

Pour autant, le problème demeure.

Flavien Neuvy, Maire de Cébazat et Conseiller départemental du Puy-de-Dôme

On imagine le soulagement du côté de Bercy lorsque les annonces sont tombées : Moody’s et Fitch maintiennent la notation de la dette de la France à son niveau actuel. Heureuse surprise, car beaucoup avaient anticipé une dégradation des notes de notre pays au regard des déficits 2023 et 2024 plus élevés qu’attendu.

Dans le détail, Moody’s, la plus importante des deux agences, a maintenu la note « Aa2 ». De son côté, Fitch, qui avait déjà dégradé la dette française il y a tout juste un an, a conservé le niveau « AA- ». Pour les deux agences, la perspective reste stable. Ce point est également important. Notons quand même que d’ici fin mai, c’est Standard & Poor’s qui donnera son avis.

Alors est-ce réellement une bonne nouvelle ? Sur le plan politique, incontestablement. Gérer une dégradation de la note d’une dette souveraine est toujours un exercice de communication délicat. Le président de la République n’aura pas à faire ce travail. Mais le problème demeure et il est important. Les chiffres sont sans appel : le déficit public pour 2023 atteint 154 milliards d’euros, soit 5,5% du produit intérieur brut (PIB) après 4,8% en 2022 et 6,6% en 2021. La dette publique atteint 110,6% du PIB fin 2023, soit plus de 3000 milliards d’euros. C’est en 2004 que la dette a passé le cap symbolique des 1000 milliards d’euros.

Ce qui est le plus problématique c’est le montant des intérêts payés chaque année. Ils représentaient moins de 35 milliards en 2020 et devraient être d’environ 80 milliards d’euros en 2027. Le paiement des intérêts de la dette publique deviendra ainsi le premier poste de dépenses de l’État.

Par ailleurs, la dérive de notre dette publique est moralement douteuse. En effet, cela revient à envoyer la facture de nos dépenses d’aujourd’hui aux générations futures c’est-à-dire à nos enfants et nos petits-enfants. Il est temps de redresser les finances publiques et dire la vérité aux Français : si nous n’agissons pas maintenant, nous allons au-devant de gros problèmes.

Le travail est titanesque, mais impératif.

SOURCE : UDI – Les infos de la semaine