Passer au contenu principal

PARIS : Les mis en cause pour blanchiment de capitaux et po…

Partager :

PARIS : Les mis en cause pour blanchiment de capitaux et pour financement du terrorisme

Les mis en cause pour blanchiment de capitaux et pour financement du terrorisme enregistrés par les services de sécurité en 2024, les résultats provisoires.

Dans le cadre des travaux du conseil d’orientation de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (COLB), et conformément aux recommandations du Groupe d’action financière (GAFI) et de l’Autorité de la statistique publique, le SSMSI publie des données sur les mis en cause pour blanchiment et financement du terrorisme enregistrés chaque année par les services de sécurité de 2021 à 2024. Ces chiffres sont provisoires et susceptibles d’être révisés sur l’ensemble de la période, la méthodologie de calcul correspondante se stabilisant progressivement au sein d’un groupe de travail statistique regroupant des services statistiques ministériels (SSMSI et pour la Justice, le SSER), et des administrations « métiers » des ministères de la Justice, de l’Intérieur et de l’Économie. Ces évolutions sont détaillées dans l’annexe méthodologique publiée ici.

En 2024, les services de sécurité ont entendu près de 6 300 mis en cause pour des infractions de blanchiment de capitaux, soit 10 % de plus qu’en 2023. Près d’un quart de ces mis en cause étaient entendus pour des infractions de blanchiment aggravé. En droit français, l’identification d’une infraction sous-jacente n’est pas indispensable à la qualification de blanchiment. Certaines infractions de blanchiment sont néanmoins explicitement rattachées à une autre infraction. Ainsi, en 2024, 33 % des mis en cause entendus par les services de sécurité pour des infractions de blanchiment l’étaient pour des infractions de blanchiment liées aux stupéfiants. Plus largement, 37 % des mis en cause pour blanchiment étaient également mis en cause pour une infraction de trafic de stupéfiants dans la même procédure. Les mis en cause pour blanchiment d’escroqueries représentaient 7 % des mis en cause pour blanchiment. En 2024, 31 mis en cause pour des infractions de financement du terrorisme ont été entendus par les services de sécurité.

Retrouvez les données ici
Service statistique ministériel de la sécurité intérieur (SSMSI)

À propos du SSMSI

Au sein du ministère de l’intérieur, le SSMSI est le service statistique en charge de la sécurité intérieure, rattaché à la fois à la police et à la gendarmerie. Il compose avec l’Insee et 15 autres services statistiques ministériels le service statistique public coordonné par l’Insee. Créé fin 2014, le SSMSI a pour mission de produire et de mettre à disposition du grand public et des services du ministère des statistiques et des analyses sur la sécurité intérieure et la délinquance. Comme les autres membres du service statistique public, il respecte un certain nombre de règles visant à maintenir la confiance dans les informations produites et diffusées, en particulier indépendance professionnelle, fiabilité, neutralité, qualité des processus, méthodologie solide, accessibilité. Son programme de travail fait l’objet d’une concertation avec l’ensemble des utilisateurs au sein du Conseil national de l’information statistique (Cnis). Son activité est évaluée par l’Autorité de la statistique publique (ASP).

Toutes les publications du SSMSI sont disponibles et téléchargeables en ligne sur son site internet

SSMSI sur Twitter
SSMSI sur LinkedIn

SSMSI sur Instagram