PARIS : Les grandes fortunes plébiscitent l’immobilier ultr…
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PARIS : Les grandes fortunes plébiscitent l’immobilier ultra prime
Les grandes fortunes mondiales continuent de privilégier l’immobilier de prestige en France, selon le dernier Wealth Report publié par Knight Frank.
La 19e édition du Wealth Report, une étude annuelle dédiée aux grandes fortunes mondiales, met en lumière une tendance marquée : les stratégies patrimoniales des investisseurs privés se tournent de plus en plus vers l’immobilier ultra prime. Ce segment, qui inclut des biens résidentiels et commerciaux de très haute qualité, séduit par sa stabilité et sa valeur tangible, particulièrement en période d’incertitude économique.
La France, un marché incontournable pour les grandes fortunes
Avec plus de 51 200 individus disposant d’un patrimoine supérieur à 10 millions de dollars, la France se positionne à la 8e place mondiale en termes de concentration de grandes fortunes. Ce chiffre représente 2,2 % de la population mondiale de cette catégorie et 15 % de celle européenne. Selon les prévisions, ce nombre devrait augmenter de 4,8 % d’ici 2028 en Europe.
L’immobilier, et plus particulièrement l’immobilier de prestige, occupe une place centrale dans les stratégies d’investissement des family offices. Près d’un tiers de leurs patrimoines est investi dans ce secteur, avec une intention claire d’augmenter cette proportion dans les 18 prochains mois. 44 % des personnes interrogées prévoient d’accroître leur exposition à l’immobilier direct, tandis que 37 % envisagent de renforcer leur présence dans l’immobilier indirect.
L’immobilier d’entreprise, un secteur en pleine transformation
Sur le marché français de l’immobilier d’entreprise, les capitaux privés ont vu leur part de marché quadrupler en un an, atteignant 2 milliards d’euros investis en 2024. Les bureaux, notamment ceux situés dans le Quartier Central des Affaires parisien, et les commerces de luxe, comme ceux de la rue du Faubourg Saint-Honoré ou de la place Vendôme, sont particulièrement prisés. Les investisseurs privés privilégient des actifs locatifs solides, avec un taux de vacance faible (4 % dans le QCA parisien contre 10 % en Île-de-France) et une valeur locative prime atteignant 1 200 €/m²/an.
Le résidentiel de luxe, un pilier de la stratégie patrimoniale
Le marché résidentiel de prestige parisien, bien que marqué par un volume de ventes en retrait en 2024, affiche une résilience remarquable des prix. L’indice PIRI (Prime International Residential Index) de Knight Frank enregistre une progression de +0,8 %, avec des prix dépassant 32 000 €/m² dans le 7e arrondissement. La demande reste soutenue par une clientèle internationale, notamment américaine, chinoise et moyen-orientale, attirée par des résidences de marque encore peu développées en France.
La Côte d’Azur et les Alpes, des destinations prisées
La Côte d’Azur, bien que confrontée à une offre limitée de biens d’exception, continue d’attirer des acquéreurs prêts à investir au-delà de 20 millions d’euros pour des propriétés en front de mer. De leur côté, les Alpes françaises, et notamment Courchevel 1850, enregistrent une croissance des prix de +9 % en un an, portée par une demande pour des stations de ski haut de gamme.
Un avenir prometteur pour l’immobilier ultra prime
« Cette nouvelle édition du Wealth Report confirme le lien particulier des grandes fortunes avec le secteur immobilier », conclut Vincent Bollaert, CEO de Knight Frank France. « Que ce soit à titre individuel ou à des fins d’investissement, la sélectivité quant à la qualité des produits est un trait commun à leurs acquisitions. L’appétence croissante des family offices pour le segment ultra prime est une chance pour nos marchés immobiliers, aujourd’hui encore chahutés par un contexte économique, financier et géopolitique incertain ».


