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PARIS : Les biosourcés sont bons pour la planète si…

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Floriane Dumont
31 Août 2023

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PARIS : Les biosourcés sont bons pour la planète si…

Les produits biosourcés ne sont pas forcément vertueux.

Le fait qu’ils contiennent de la biomasse plutôt que des matières pétrochimiques ou énergivores n’est pas suffisant pour parler de plus-value environnementale. Il faut qu’ils remplissent aussi certaines conditions.

… S’ils sont 100% biosourcés. Pour certaines matières, comme le bois massif, il n’y a aucun doute. Mais pour d’autres, c’est plus compliqué : un cosmétique ou un produit d’entretien peut aujourd’hui porter la mention « biosourcé », même quand il ne contient qu’une portion congrue de biomasse. Il n’y a que dans le secteur textile que les étiquettes doivent indiquer la composition. Dans les autres, seuls des labels comme « Bio-based content », de Dutch Standardization Network, ou « OK biobased », de TüvAustria, peuvent faire foi.

… S’ils se substituent à des produits nécessaires. Comme tout produit, les biosourcés ont des impacts environnementaux. Il est donc nécessaire de se reposer la question du besoin avant d’acheter. Un goodie, même en coton plutôt qu’en plastique, consomme inutilement des ressources.

… S’ils ont une longue durée de vie. Les produits contenant de la biomasse contribuent au stockage du carbone atmosphérique, sauf s’ils sont à usage unique. Des couverts jetables en bambou n’apportent aucune plus-value environnementale, de même qu’un tote bag quand il n’est pas réutilisé.

… S’ils sont biodégradables ou compostables. Certains produits, comme les crèmes solaires ou les lubrifiants agricoles, sont par nature à usage perdu. Comme ils se retrouvent dans le sol ou l’océan, leur biodégradabilité s’impose. En revanche, cela ne doit pas être le but d’un emballage plastique : il est plus vertueux de les réutiliser ou de les remplacer par des contenants réutilisables.

… S’ils ne concurrencent pas les cultures alimentaires et, dans le cas du bois, si ce dernier provient de forêts gérées durablement. C’est pourquoi les biocarburants à base d’huile de palme sont interdits en France. C’est aussi la raison pour laquelle l’ADEME soutient en priorité les biosourcés fabriqués à partir de coproduits industriels (connexes de scieries, etc.), dans une démarche d’économie circulaire.

SOURCE : News ADEME