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PARIS : Les 3 principes les plus importants pour vos financ…

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PARIS : Les 3 principes les plus importants pour vos finances personnelles

Il y a un paradoxe clé dans les finances personnelles à notre époque.

Nous n’avons jamais eu autant d’outils financiers à portée de main (applications bancaires, robo-advisors, plateformes d’investissement accessibles dès 1€, etc). Et pourtant, les fondamentaux de la gestion financière restent flous pour beaucoup. Au-delà des conseils évidents comme “dépenser moins que ce qu’on gagne”, il y a trois principes moins intuitifs qui peuvent vous aider. Si ces principes ne transformeront pas forcément votre rapport à l’argent, ils vous aideront du moins à en reprendre le contrôle assez vite. Voyons-les en détail.

Premier principe : investir pour faire travailler son argent. “Mais investir, c’est risqué et c’est pour les riches, non ?” Voilà une idée reçue bien tenace, et qui freine des millions de personnes. En réalité, ne pas investir vous garantit une perte : avec une inflation à 5% (les prix augmentent de 5% par an), 10 000€ sur un compte courant ne vaudront plus que 9 500€ de pouvoir d’achat l’année suivante. L’investissement n’est donc pas un luxe, c’est votre moyen de préserver, a minima, la valeur de votre épargne.

Rassurez-vous, investir ne signifie pas tout de suite jouer les spéculateurs en bourse ou acheter une quarantaine d’actions individuelles. Il y a plusieurs options accessibles aux débutants, à commencer par l’assurance-vie.

Dans une assurance-vie, vous pourrez loger :

  • Des parts de fonds euros, sans risque et vous rapportant jusqu’à 5% par an
  • Des ETF diversifiés, des paniers d’actions qui répliquent un indice boursier,
  • Et même de l’immobilier via les SCPI, que l’on peut acheter dès quelques centaines d’euros.

Une fois calé sur le cœur de votre épargne financière, vous pourrez explorer les Cryptomonnaies. C’est une classe d’actifs émergente, plus volatile mais clairement la plus rémunératrice à l’heure actuelle. Le Bitcoin ou l’Ethereum sont les plus connues, mais pour l’investisseur curieux qui cherche une nouvelle cryptomonnaie à surveiller et à acheter, mieux vaut d’abord comprendre les grandes familles de cryptos :

  • Les cryptos de paiement, qui servent à faire des transferts de valeur sans intermédiaire bancaire.
  • Les tokens d’infrastructure, pour payer l’accès à des services “décentralisés” comme le stockage de données, la puissance de calcul, les jeux en ligne, etc.
  • Les tokens de protocoles de finance décentralisée (DeFi), qui sont des sortes d’actions dans ces nouveaux acteurs des services financiers (emprunter, prêter ou échanger sans passer par une banque)
  • Les meme coins, souvent nés d’une référence de la culture internet, ce sont les cryptos aux hausses les plus spectaculaires, quoique sans utilité réelle – à manipuler avec une extrême prudence donc.

En clair, retenez que les cryptos complètent le portefeuille diversifié d’un investisseur débutant.

Deuxième principe : se payer en premier, pas en dernier. “Mais comment peut-on épargner avant de payer ses factures ? C’est irresponsable !” Là encore, c’est une réaction compréhensible car le principe paraît contre-intuitif. Cependant, il y a un principe psychologique puissant.

Quand nous épargnons avec “ce qui reste” en fin de mois, il ne reste généralement rien. Notre cerveau ajuste inconsciemment nos dépenses au montant disponible sur le compte.

Se payer en premier signifie programmer un virement automatique le lendemain de la réception du salaire vers un compte épargne ou un plan d’investissement. Si vous gagnez 2 000€ et programmez un virement de 300€, votre cerveau considérera que vous gagnez 1 700€ et adaptera vos dépenses en conséquence. C’est la loi de Parkinson appliquée aux finances : les dépenses s’étendent pour remplir le budget disponible.

Dans la pratique, il faut aussi reconnaître que cette méthode fonctionne particulièrement bien quand le compte épargne n’est pas immédiatement accessible. Par exemple, un livret dans une autre banque, une assurance-vie avec un certain délai de rachat. La friction supplémentaire décourage les retraits impulsifs.

Troisième principe : vos plus grosses dépenses ne sont pas celles que vous voyez. “Je fais attention à mes dépenses, je regarde les prix au supermarché !” Certes, mais les véritables gouffres financiers sont rarement les courses alimentaires. Ces dépenses invisibles – celles qu’on ne remarque plus – représentent souvent 20 à 30% de votre budget mensuel.

Premier coupable : les abonnements oubliés ou cachés. Entre Netflix, Spotify, Amazon Prime, la salle de sport qu’on ne fréquente plus, les applications mobiles, l’assurance téléphone superflue, le Français moyen cumule 7 à 10 abonnements pour un total dépassant souvent 100€ mensuels. L’audit trimestriel de ses relevés bancaires révèle systématiquement des surprises.

Les frais bancaires cachés constituent une autre hémorragie silencieuse : les commissions sur les paiements à l’étranger, les frais de tenue de compte, les agios, l’assurance moyens de paiement souvent redondante avec d’autres contrats. Un compte bancaire “gratuit” au départ peut facilement coûter 200€ annuels en frais divers.

Mais la dépense invisible la plus pernicieuse reste le crédit à la consommation. Cette télévision à 1 000€ payable en 10 fois “sans frais” ? Avec un TAEG (Taux Annuel Effectif Global) de 19,8%, elle coûtera en réalité 1 198€. Pire, cette facilité de paiement incite à acheter plus cher que prévu. Le coût réel du crédit ne se limite pas aux intérêts : c’est la spirale d’achats qu’il encourage.

Cela veut tout simplement dire que traquer vos dépenses invisibles peuvent libérer l’équivalent d’une augmentation de salaire. Par exemple, éliminer 150€ de dépenses invisibles mensuelles équivaut à une augmentation nette de 2 000€ annuels. Ce que beaucoup peinent à négocier avec leur employeur !