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PARIS : L’entreprise, un lieu clé pour lutter contre les vi…

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PARIS : L’entreprise, un lieu clé pour lutter contre les violences conjugales

Le constat est triste et sans appel : les violences conjugales touchent tout le monde et la plupart des victimes sont salariées.

Si l’image des violences conjugales est un visage tuméfié, témoin de violences physiques – de fait, plus d’une 1 femme meurt tous les jours de féminicide ou de suicide forcé –  il est souvent question de violences psychologiques, de phénomènes d’emprise, tout aussi destructeurs et qui poussent certaines victimes au suicide.…

Ces violences touchent toutes les classes sociales. Bien évidemment la précarité financière, les appartements exigus… peuvent être des facteurs « favorisant », mais cela touche aussi les CSP+. Le commissariat du 16ème à Paris fait partie des commissariats en France où sont déposées le plus de plaintes ! Des hommes sont aussi concernés, et il est encore plus difficile de les quantifier du fait de puissants stéréotypes de genre à l’encontre des hommes victimes de violences conjugales.

Un paradoxe : l’entreprise serait concernée par la vie privée des salariés ! 

« A première vue, l’entreprise se doit juridiquement de ne pas interférer dans la vie privée de ses salariés et donc n’a pas de responsabilité en la matière. Pourtant les violences conjugales concernent près de 75 % des salariés. Depuis plusieurs années, nous constatons un dévoilement de l’intime (orientation sexuelle, engagement politique…) à la faveur des réseaux sociaux et donc accessible par l’employeur, les collègues. Que doit faire l’entreprise quand elle reçoit des alertes et des témoignages ? Comment aider intelligemment tout en restant à sa place d’employeur ? Comment porter assistance à une personne en danger ? Le télétravail vient complexifier le sujet car parfois c’est sur le lieu de travail à domicile que peuvent s’exercer des violences conjugales ! 

L’entreprise doit être cette Safe Place qui ne résout pas tous les problèmes mais qui peut donner aux victimes des moyens d’agir pour s’en sortir. L’entreprise a tout à y gagner : pour aider la victime, pour accompagner ses collaborateurs qui se trouvent impuissants et souvent traumatisés, et même cyniquement pour réinstaurer du bien-être au travail source majeure de productivité !» déclare Emilie Meridjen, Associée en droit social chez Sekri Valentin Zerrouk

L’entreprise : un lieu clé pour lutter contre les violences conjugales.

« Le ou la salarié(e) sous emprise ne souhaite en aucun cas être vu(e) comme une victime au sein de son entreprise. Pouvant être surveillé(e), géocalisé(e) en permanence par son partenaire, épié(e) dans ses moindres mouvements, il ou elle se trouve le plus souvent sans ressource financière propre, sans possibilité matérielle d’aller porter plainte à la gendarmerie/commissariat pendant les heures d’ouverture… 

Cette personne, prisonnière de son bourreau, lui trouvant trop souvent des excuses, peut également perdre toute estime de soi. La victime peut chercher à se confier à des personnes neutres, les collègues de travail par exemple qui l’écoutent, essayent de la couvrir, de palier à sa baisse de productivité et peuvent également être en souffrance psychologique par leur impuissance. 

Alors qu’en adoptant 3 des 60 actions possibles proposées par le Mouvement Safe Place, l’entreprise peut, sans coût supplémentaire, changer la vie de ses salariés impactés et sauver des vies. » déclare Sarah Barukh, Présidente de l’association 125 et après.

Que peut faire l’entreprise concrètement ?

Adhérer au Mouvement Safe Place, ce qui permet de bénéficier d’un interlocuteur du milieu associatif pour aider l’entreprise et auquel les victimes peuvent s’identifier.

Parmi les 60 actions proposées par le Label Safe Place, des mesures simples peuvent être mises en place comme : 

  1. Faire prendre conscience qu’on est victime.
    1. Installer dans les toilettes un QR code qui mène à un questionnaire permettant de savoir si l’on est potentiellement victime de violences conjugales
    2. Définir un référent dans l’entreprise qui puisse avoir une oreille attentive et une formation adaptée à cette situation
    3. Faire des formations et des présentations de sensibilisation au sujet
  1. Permettre à la victime de pouvoir prendre son indépendance
    1. Financièrement en instaurant la règle que les salaires ne peuvent être versés que sur un compte personnel et pas un compte joint. En en faisant une règle d’entreprise, le ou la salarié(e) n’aura pas besoin de se justifier auprès de son conjoint
    2. Temporellement : en permettant sur le temps de travail d’aller déposer plainte en laissant son portable géocalisé au bureau et sans que cela n’apparaisse sur les feuilles de paye comme la pose d’une une demi-journée par exemple.

L’association 125 et après, composée d’anciennes victimes de violences, propose un accompagnement humain pour interagir en toute discrétion avec les victimes, et permettre à  l’entreprise de remplir son rôle de prévention, d’alerte et ainsi d’être une Safe Place.

A propos de 125 et après

125 et après est une association loi 1901 et reconnue d’intérêt général pensée comme un générateur de ressources pour sensibiliser, accompagner et soutenir les victimes de violence domestique.

Notre objectif : donner de la visibilité à la cause des violences faites aux femmes pour faire avancer le débat public et encourager les victimes à briser leur silence et à trouver de l’aide auprès d’institutions spécialisées.

A propos de Sekri Valentin Zerrouk

Sekri Valentin Zerrouk est un cabinet d’avocats d’affaires français accompagnant depuis 2004 les entreprises, fonds d’investissement et équipes dirigeantes dans l’ensemble de leurs opérations et contentieux stratégiques. Composé de plus de 60 avocats, le cabinet accompagne ses clients en matière de fusions-acquisitions et opérations stratégiques, financement, fiscalité, droit public des affaires, droit social, contentieux des affaires et droit immobilier. Plus d’informations sur : www.svz.fr