
PARIS : L’emballage, cet oublié
A l’heure où, sur fond de crise climatique, d’océan pollué, de décarbonation, de recyclabilité, d’harmonisation européenne avec la PPWR, l’emballage subit le feu des critiques dont le « plastic bashing », il serait paradoxalement l’un des grands oubliés de l’économie française.
Le CNE entend proposer pour la première fois un outil de référence sur l’emballage en France qu’on ne peut plus réduire à sa seule fin de vie.
L’étude Emballage en France – Proximité, Vitalité, Souveraineté [1], a pour ambition de décrire la réalité de ce secteur stratégique en réhabilitant son poids économique et social sur l’ensemble de sa chaîne de valeur. « L’emballage est souvent perçu dans le débat public par le prisme de sa seule fin de vie. Il demeure l’un des grands oubliés de l’économie française », rappelle Michel Fontaine, Président du CNE [2].
Et pourtant, ses nombreuses actions dans le circuit économique témoignent de son rôle indispensable :
Il protège les produits, les transporte, les conserve, les rend accessibles et permet leur mise sur le marché dans des conditions de sécurité, de qualité et de performance adaptées en informant les consommateurs.
Quelques chiffres attestent de sa place importante dans ce même circuit :
42 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 175 000 emplois directs, 7 500 sites industriels ou organisations répartis sur l’ensemble du territoire. On peut le comparer à des filières telles que l’aéronautique civile ou l’industrie cosmétique. Si chaque année 13 millions de tonnes d’emballages sont mises en circulation en France, le rapport précise que près de 70 % sont recyclées, avec 80 % du recyclage réalisé sur le territoire national. Rappelons qu’il y a 35 ans, l’emballage montrait la voie à suivre en matière de Responsabilité Elargie du Producteur, avec la mise en œuvre de la première REP fondée sur le principe du pollueur-payeur en France.
« Ce travail, précise Antoine Salles, Délégué Général du CNE, constitue une première pierre pour faire reconnaître l’emballage comme une filière industrielle stratégique, essentielle à notre économie, à nos territoires et à notre souveraineté. L’enjeu n’est pas seulement de mieux comprendre le secteur, mais de lui redonner toute la place qu’il mérite dans notre récit industriel collectif et dans les politiques publiques ». La preuve par ces trois pierres structurantes pour éclairer le débat public, valoriser les savoir-faire de la filière et promouvoir le concept de « Juste Emballage », à savoir un équilibre entre un emballage conçu au bénéfice du produit, sa performance, du service rendu à ses utilisateurs et la maîtrise de l’empreinte environnementale.
SOURCE : ILEC – La Voix des marques.

