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PARIS : Le Vitra Design Museum conjugue sport et design dan…

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PARIS : Le Vitra Design Museum conjugue sport et design dans sa nouvelle exposition « Nike : Form Follows Motion »

Vitra Design Museum, Weil am Rhein jusqu’au 4 mai 2025.

L’exposition est divisée en quatre sections chronologiques.  La première, « Track », présente les débuts de l’histoire de l’entreprise, se penchant sur les premiers fonds d’archives de Nike.

La société a été fondée par deux hommes : Phil Knight, qui avait pratiqué la course à pied à l’université, et son ancien entraîneur Bill Bowerman. Leurs premiers employés – et la plupart de leurs clients – étaient 2 principalement composés de sportifs amateurs et de coureurs universitaires, ainsi que de quelques professionnels aidant à promouvoir la marque. Le marketing était pratique, les représentants commerciaux apportaient les chaussures aux compétitions d’athlétisme pour les tester. Cette section de l’exposition retrace la naissance de la culture du design de Nike ainsi que les premiers moments clés, comme le développement de la première semelle Waffle dans la cuisine de Bill Bowerman et l’histoire des Tigerbelles, une équipe d’athlètes noires de l’université d’État du Tennessee avec lesquelles Nike a conclu l’un des premiers accords de coopération. C’est au cours de cette période que Nike a établi l’un de ses principes de conception clés : toujours écouter la voix des athlètes et travailler en étroite collaboration avec eux dans la recherche et le design.

Le deuxième chapitre de l’exposition, « Air », se penche sur les années 1980, lorsque Nike prit son envol. Grâce à des athlètes vedettes comme Michael Jordan, André Agassi et Serena Williams, l’entreprise s’est imposée comme l’un des principaux acteurs de la pop culture. Au même moment, la marque a transcendé ses origines dans le domaine de l’athlétisme en s’imposant d’abord dans le basket-ball, puis dans le tennis, le football mondial, le skate-board et d’autres sports. Parallèlement, les créations sont devenues des éléments incontournables de la culture pop, soutenues activement par des spots télévisés innovants, produits pour la plupart par l’agence de publicité Wieden + Kennedy, qui faisaient souvent appel à des stars de la pop. Mais la formidable ascension de Nike à cette époque est basée sur le développement de la semelle Air : des capsules de gaz sous pression qui amortissent les chocs sans alourdir la chaussure. Initialement dissimulée dans les semelles des chaussures, la technologie a été rendue visible pour la première fois dans l’Air Max de 1987, ouvrant un nouveau chapitre dans l’histoire du design de l’entreprise. Dans l’exposition, l’évolution fascinante de la semelle Air est illustrée par de nombreux objets issus du processus de développement initial, notamment des prototypes de coussins d’air et une machine d’essai de l’ancien ingénieur de la NASA, Frank Rudy, qui a été le premier à mettre au point la technologie et à la proposer à Nike.

La troisième partie de l’exposition, intitulée « Sensation », se penche sur la phase suivante du développement de Nike, qui s’est de plus en plus orientée sur les aspects sensoriels et la durabilité à partir des années 1990.

L’accent est mis ici sur le Nike Sport Research Lab (NSRL), un laboratoire high-tech de recherche scientifique fondamentale sur le corps humain en mouvement, qui joue encore aujourd’hui un rôle central dans le développement des produits chez Nike. Depuis les années 1990, plusieurs des innovations les plus importantes de Nike sont issues de ce laboratoire, comme la Nike Free qui simule la sensation de la course pieds nus, et la Vaporfly, une chaussure de course destinée aux sportifs de haut niveau. Cette section montre également l’impact des innovations matérielles telles que le Flyknit, une technologie de tricotage 3D assistée numériquement qui a permis de créer des pièces novatrices sans couture et de minimiser ainsi les chutes lors de la production. D’autres aspects de la durabilité dans le processus de conception de Nike sont également étudiés dans ce domaine, comme le matériau Nike Grind – un granulat d’articles recyclés utilisé à diverses fins – ainsi que le parcours de l’entreprise depuis les premiers projets de recyclage au début des années 2000 jusqu’aux initiatives actuelles visant la neutralité carbone.

La quatrième et dernière partie de l’exposition, intitulée « Relation », examine les nombreuses relations qui caractérisent aujourd’hui la culture du design chez Nike – les influences extérieures sur l’entreprise et ses créateurs, mais aussi les interactions entre les designers de Nike et les créateurs externes à l’entreprise, comme Virgil Abloh, Hella Jongerius, Comme des Garçons ou Marc Newson. La salle présente cinquante des coopérations de produits les plus marquantes de l’histoire de Nike, reflétant les liens étroits de l’entreprise avec les sous-cultures et les communautés, ainsi que les 3 changements sociaux et les discours sur la diversité ou l’inclusion. Elle examine également, à l’aide de vidéos musicales et de films d’utilisateurs individuels, le rôle qu’une marque comme Nike joue aujourd’hui – notamment dans les cultures de la jeunesse – dans la formation et le reflet de nouvelles tendances et valeurs. Cette section montre que la symbiose entre le design et le sport a toujours été plus qu’une simple question de performance. Elle reflète également les idéaux corporels, la diversité et l’égalité, l’expression de soi et, en fin de compte, le besoin profondément humain de repousser les limites et de découvrir des terrains inconnus.