PARIS : Le secteur associatif est en crise
La ministre dit « pas de baisse ».
Le terrain dit 30 000 emplois supprimés.
APF France handicap a mené le premier plan social de son histoire (300+ suppressions), le Secours catholique envisage jusqu’à 155 licenciements, Aides une soixantaine, Unis‑Cité 60 CDI supprimés. Dans chaque circonscription, des créneaux ferment, des listes d’attente explosent, des familles se retrouvent sans solution.

La ministre Marina Ferrari réagit enfin dans Le Dauphiné Libéré (5 novembre) : « Les crédits sont sanctuarisés« , « il n’y a pas de baisse« .
Sauf que sur le terrain, notre réalité, c’est 250 millions d’euros de coupes directes dans l’Éducation populaire = 30 000 emplois supprimés, aggravés par 5,3 Md€ d’effort imposé aux collectivités.

Pour rappel, le PLF 2026 prévoit :
- – 44 M€ sur les actions jeunesse et éducation populaire (Programme 163)
- - 90 M€ sur le développement du service civique
- – 65 M€ sur le Service National Universel
- - 20 M€ sur les actions de soutien à la politique de la ville
- – 45 M€ sur la démocratisation culturelle et artistique
- – 145 M€ pour le secteur sport

Entre les annonces rassurantes et les suppressions de postes qui s’enchaînent, il y a un décalage que nous documentons depuis des mois. Notre campagne « Le plus grand plan social de la décennie arrive près de chez vous » n’est pas un slogan : c’est un constat. Si le PLF 2026 passe en l’état, l’hémorragie s’amplifiera dès janvier.