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PARIS : Le Petit Palais présente la première rétrospective…

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PARIS : Le Petit Palais présente la première rétrospective française

Cette saison fait également la part belle à la découverte, de la création artistique moderne vietnamienne au musée Cernuschi, à l’œuvre de François Chifflart à la maison de Victor Hugo ou à la vie de Daniel Cordier au musée de la Libération.

La saison 2024/2025 de Paris Musées propose des dialogues remarquables dans les expositions Rodin-Bourdelle ou Modigliani-Zadkine et met à l’honneur des grandes figures de l’histoire de l’art telles que le peintre caravagesque Ribera au Petit Palais ou l’artiste Gabriele Münter – à qui le musée d’Art moderne consacre une première rétrospective – avec les créations de mode spectaculaires de Stephen Jones ou de Rick Owens au Palais Galliera ou avec la découverte du Paris d’Agnès Varda au musée Carnavalet.

Et s’interroge sur les évolutions et les bouleversements du monde en donnant à voir au MAM l’exposition L’Âge atomique. Les artistes à l’épreuve de l’histoire ou encore en explorant l’année révolutionnaire 1793/1794 au musée Carnavalet ou encore le mariage et la condition des femmes dénoncés par Balzac au 19e siècle.

Après Les Bas-fonds du Baroque, la Rome du vice et de la misère, en 2015, et Luca Giordano, le triomphe de la peinture napolitaine, en 2019-2020, le Petit Palais présente grâce à une centaine de chefs-d’œuvre – peintures, dessins et estampes venus du monde entier – la première rétrospective française jamais consacrée à José de Ribera (1591-1652). Dans le sillage du Caravage, José de Ribera, artiste espagnol installé en Italie, s’impose comme l’un des interprètes les plus fascinants de la peinture d’après nature. Arrivé très jeune à Rome, il part définitivement pour Naples, alors possession espagnole où il fait toute sa carrière. Artiste hors-pair par sa capacité à retranscrire une réalité presque tactile des individus, des chairs et des objets, il traduit avec une acuité bouleversante la dignité du quotidien et les drames humains.

D’une radicalité extrême, il privilégie un réalisme cru, la violence des clairs obscurs et des compositions dramatiques. Comme personne, il travaille la matière picturale pour faire apparaître une rugosité inédite. Sa peinture, à la fois brutale et poétique, propose une interprétation éminemment personnelle de la révolution du Caravage. L’exposition est aussi l’occasion de faire la part belle à l’œuvre graphique de l’artiste, avec de nombreux dessins et gravures, une rareté au sein des principaux interprètes du caravagisme. Les récentes découvertes scientifiques ont par ailleurs permis d’enrichir son corpus romain avec un ensemble de peintures préalablement attribuées au Maître du Jugement de Salomon, éclairant d’un jour nouveau le début de sa carrière. Ribera s’impose désormais comme l’un des interprètes majeurs de la peinture caravagesque, l’un des plus précoces et des plus radicaux.