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PARIS : Le mal-logement en 2025, un constat alarmant, une problématique complexe et une réponse multiple pour inverser la courbe

Amel Gacquerre, Sénatrice du Pas-de-Calais et Conseillère régionale des Hauts-de-France.

La Fondation pour les logements défavorisés (ex-Fondation Abbé Pierre) vient de publier son rapport annuel sur le mal-logement en France, avec un zoom sur les personnes en situation de handicap et de vieillissement.

Le constat demeure alarmant et s’est même aggravé pour les publics les plus vulnérables. En 10 ans, le nombre de sans domicile fixe (SDF) a doublé et s’élève aujourd’hui à 350 000. La demande de logement social connaît une progression constante pour atteindre 2,7 millions de ménages alors que la production de logements sociaux continue de chuter. En 2024, entre 1 000 et 3 000 enfants dorment chaque soir dans la rue.

Notre famille politique est depuis toujours engagée sur le sujet du logement et nous demeurons constants sur nos propositions. Redonner des moyens aux organismes HLM s’avère indispensable pour répondre à la demande croissante. Malgré un contexte budgétaire particulièrement contraint, les arbitrages au projet de loi de finances (PLF) 2025 à la faveur des bailleurs sociaux sont, certes insuffisants, mais permettront de leur redonner des marges de manœuvre pour relancer la construction. Pour permettre cela, nous avons pu compter sur la pugnacité de Valérie Létard, notre ministre du Logement et sur la mobilisation forte de l’ensemble des parlementaires.

La solidarité nationale doit également continuer à apporter son concours aux publics les plus fragiles. Pour les personnes sans abri, le maintien des 203 000 places dans le PLF 2025 est rassurant même si nous savons qu’elles ne répondront pas à l’ensemble des demandes. Nous devons également continuer à porter une attention particulière au développement de la prise en charge des femmes et des enfants à la rue.

Plus globalement, la problématique du mal-logement est complexe, car multifactorielle. Derrière une personne mal-logée, il y a parfois des problèmes d’emploi, de santé, d’éducation, de violence intrafamiliale… Aussi la mobilisation et le travail en commun des élus locaux, des services de l’État et des associations intervenant dans ces domaines s’avèrent être la clé de voûte pour renverser la pente.

SOURCE : UDI – Les infos de la semaine.