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PARIS : « Le droit de ne pas migrer, une vérité que nos dir…

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PARIS : « Le droit de ne pas migrer, une vérité que nos dirigeants n’osent plus prononcer »

Ne faut-il pas défendre le « droit de ne pas migrer » face à une immigration jugée subie, en contradiction avec les propos du pape.

Alors que le débat public se focalise sur l’accueil des migrants, une analyse percutante, renverse la perspective. S’appuyant sur une déclaration du pape, il rappelle une évidence qu’il juge aujourd’hui subversive : le droit fondamental de chaque individu à ne pas être contraint de migrer. Cette idée simple remet en cause le narratif dominant qui présente l’immigration comme une fatalité inéluctable à laquelle l’Europe devrait se plier sans condition.

Un devoir d’accueil qui n’est pas une abdication

L’accueil de l’étranger est un devoir moral, profondément ancré dans la tradition chrétienne. Cependant, ce principe d’hospitalité a été dévoyé pour signifier une ouverture inconditionnelle des frontières, une vision qu’il qualifie d’« effacement de soi » et de « dissolution des nations dans un grand bain tiède de bons sentiments ».

Jamais les textes fondateurs n’ont prôné une politique qui mènerait à l’effacement des identités nationales sous couvert de charité.

La parole des peuples face à l’angélisme

Cela met en opposition le discours de certaines élites médiatiques, déconnecté des réalités, et le vécu des citoyens européens. Un continent où les effets d’une immigration « massive et incontrôlée » se feraient sentir quotidiennement : tensions sociales, transformations de quartiers et sentiment de perte de contrôle par les États. Lorsque les peuples expriment leur exaspération, ils sont immédiatement taxés de xénophobie, un raccourci qui étouffe tout débat légitime.

Sans parler de l’hypocrisie d’un système qui, tout en prônant l’accueil, alimente indirectement les réseaux de passeurs : La véritable barbarie n’est-elle pas de laisser des milliers de personnes risquer leur vie en mer, enrichissant au passage des mafias qui prospèrent sur la misère humaine ?

Développement et souveraineté, les vrais enjeux

La prise de position du pape sur le droit de rester dans son pays change radicalement les termes du problème. La question migratoire ne serait plus seulement une affaire de gestion des flux ou de renforcement des frontières, mais deviendrait une question de développement, de stabilité politique et de coopération internationale. Il s’agit, selon lui, de s’attaquer aux causes profondes des départs.

L’ancien président Nicolas Sarkozy disait : « l’avenir de l’Afrique se joue en Afrique ». D’où un continent aux immenses richesses et à la jeunesse dynamique, mais paralysé par la corruption, les conflits endémiques et des élites prédatrices. Tant que ces freins au développement ne seront pas levés, l’Europe restera, à ses yeux, un eldorado illusoire pour des millions de jeunes Africains, et continuera de subir des flux migratoires qu’elle ne maîtrise plus.

Dépasser le faux dilemme entre accueil et fermeture

Enfin, il faut rejeter la « fable » du choix binaire entre un accueil inconditionnel et une fermeture brutale des frontières. Et plaider pour une troisième voie, une politique qui conjuguerait fermeté, humanité, une intégration exigeante pour ceux qui sont accueillis et, surtout, une coopération active avec les pays d’origine. L’objectif ultime doit être de permettre à chacun de vivre dignement et de prospérer là où il est né.

La vraie solidarité ne réside pas dans la « culpabilisation permanente des Européens » ou dans un « angélisme qui sert de paravent à l’impuissance », mais dans une approche lucide qui regarde la réalité en face. Une vérité simple que le pape a eu le courage de rappeler et que les dirigeants européens devraient s’approprier.

Bernard BERTUCCO VAN DAMME via Presse Agence.