PARIS : « La Terre du Milieu en musique », les vendredi 4 e…
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PARIS : « La Terre du Milieu en musique », les vendredi 4 et samedi 5 avril
À l’occasion du soixante-dixième anniversaire de la parution du Seigneur des Anneaux, le Collège des Bernardins accueille jusqu’au 18 mai quinze tapis et tapisseries inspirés de l’œuvre de J. R. R. Tolkien et confectionnés pendant sept ans par les ateliers de la Cité internationale de la Tapisserie à Aubusson.
Quatre séries de tapisseries structurent l’exposition, chacune en rapport avec un ouvrage de Tolkien : Les lettres du Père Noël (recueil de lettres écrites par l’auteur pour ses enfants entre 1920 et 1942) ainsi que les ouvrages emblématiques de la Terre du Milieu, Le Hobbit, Le Seigneur des Anneaux et Le Silmarillion.
Des memorabilia de l’auteur britannique (toge universitaire, boîte à cigarettes ou encore premières éditions du Seigneur des Anneaux) viennent compléter l’exposition.
Quinze tapis et tapisseries de la tenture adaptés de l’œuvre graphique originale de J. R. R. Tolkien et réalisés pendant sept ans par les ateliers sont présentés dans la nef, l’ancienne sacristie et l’escalier XVIIIe du Collège des Bernardins. Des memorabilia provenant de collections privées viennent compléter l’exposition. Les enjeux existentiels abordés par l’auteur et qui se posent à l’humanité comme la recherche du Bien et l’expérience du Mal, mais aussi le choix de la confiance, de la fraternité, le courage d’espérer, l’humilité des «petits» rejoignent les questionnements du projet du Collège des Bernardins : l’écoute attentive de ce qui traverse tout homme.
PROGRAMMATION ARTISTIQUE ET UNIVERSITAIRE AUTOUR DE L’EXPOSITION
Alors que l’exposition met en lumière le travail de dessinateur et d’écrivain de J. R. R. Tolkien, le programme culturel qui accompagne l’exposition propose de rendre hommage à son œuvre qui, loin de se limiter au livre Le Seigneur des Anneaux, recouvre aussi bien les dimensions littéraire et linguistique, que musicale, graphique, théologique… Le Collège des Bernardins et les acteurs de la programmation aborderont cette dimension singulière avec la sérénité, le sérieux et l’objectivité propres aux débats contradictoires de l’expertise universitaire – notamment concernant le colloque international – en repoussant les instrumentalisations et les dérives idéologiques prenant appui sur la religion. L’idée est de ne pas minimiser cette problématique dans l’œuvre de J. R. R. Tolkien. « Ni surestimer, ni minimiser ». L’intention est d’offrir aux différents publics, des néophytes avec les conférences grand public, aux spécialistes avec le colloque international, un outil de référence sur la dimension chrétienne de l’œuvre tolkienienne.
FESTIVAL DES HEURES
La Terre du Milieu en musique
Les vendredi 4 et samedi 5 avril 2025
La musique tient une place majeure dans le Légendaire de J. R. R. Tolkien, comme en témoigne l’Ainulindalë, le chant des Ainur qui préfigure la création du monde par Eru Ilúvatar, ou les chants qui jalonnent Le Hobbit et Le Seigneur des Anneaux. Le programme du Festival des Heures, les 4 et 5 avril 2024, célèbre l’atmosphère musicale dans laquelle vivait J. R. R. Tolkien et l’influence de ses récits sur les compositeurs contemporains de musique classique.
Hymnes et épopées, par l’Académie musicale de Liesse, sous la direction de Charles Tyldesley
L’Académie musicale de Liesse, sous la direction de Charles Tyldesley, introduit l’univers musical familier à Tolkien par le biais d’hymnes d’inspiration grégorienne, de morceaux de musique traditionnels, d’extraits d’opéras reprenant des éléments de la mythologie britannique et de pièces chorales composées au tournant des XIXe et XXe siècles. Cette partie du concert est introduite par la mise en musique du chant elfique Namárië effectuée par Donald Swann sur une ligne mélodique que lui avait proposée Tolkien, laquelle s’inspire directement du chant grégorien des Lamentations de Jérémie chanté à l’Office des Ténèbres.
Les reflets de la Faërie, par l’Orchestre de la Garde républicaine, dirigé par Sébastien Billard
En retour, l’œuvre de Tolkien a inspiré de nombreux compositeurs. L’Orchestre de la Garde républicaine, dirigé par Sébastien Billard, propose trois pièces symphoniques inspirées par Tolkien : l’ouverture de concert The Hobbit, composée par Carey Blyton avec l’aval de l’écrivain, A Lord of the Rings Suite, de Howard Shore, et la symphonie n° 7 d’Aulis Sallinen, The Dreams of Gandalf, qui seront mises en regard du célèbre poème symphonique de Paul Dukas, L’Apprenti sorcier. La musique pour piano est représentée par les suites Valaquenta I et Valaquenta II de Martin Romberg et par la pièce Akallabêth de Paul Corfield Godfrey, qui s’inspirent de deux textes de Silmarillion. Les deux premières sont jouées par le pianiste Alexandre Launay et la troisième par Anna Giorgi. Cette dernière accompagne aussi le baryton Timothée Varon pour The Road Goes Ever On, un ensemble de mélodies composé par Donald Swann sur des poèmes de Tolkien. Le Festival des Heures se conclut avec le poème symphonique Finlandia de Jean Sibelius, l’un des compositeurs préférés de Tolkien, et la symphonie n°1 de Johan de Meij, The Lord of the Rings, qui sont interprétés par l’Orchestre d’harmonie de la Garde républicaine, sous la baguette de Sébastien Billard.


