
PARIS : La seconde vie de Tupperware
Créée en 1946, Tupperware va révolutionner le conditionnement alimentaire et la vente à domicile avec le « bol » ou première boîte hermétique en plastique.
Sa faillite, en 2024, n’aura pas raison de sa disparition. Un an plus tard, l’entreprise revit, portée par des innovations et des ambitions européennes.
Septembre 2024 : Tupperware, en faillite, rejoint le cimetière des marques ! Est-elle à jamais morte ou le miracle de sa renaissance est-il possible ? Prononcer son nom déclenchait des images, des usages – praticité, rangement, transport, conservation, congélation -, des rituels de vente, des produits symboles d’un temps qu’on pensait éternel. Elle se singularisera en créant un nouveau territoire, un nouveau besoin (hygiène, propreté). Préserver la fraîcheur et conserver de manière optimale les aliments évitaient la contamination croisée des produits. La marque luttait déjà contre le gaspillage ! Elle était devenue générique. Mais prononcer son nom ne suffisait plus, victime de la concurrence par les prix bas, l’essor des livraisons de repas à domicile et, peut-être du syndrome Kodak, Nokia, oubliant d’adapter son offre aux nouvelles attentes et aux nouveaux circuits de vente.
Avril 2025 : l’ex-Tupperware France (société OOBO) est racheté au tribunal de commerce de Nanterre par Cédric Meston [1] et ses associés dont Geoffroy Destexhe, l’ancien directeur général de Tupperware pour la Belgique et la France. L’entreprise était à l’arrêt économique. Plus de stock, plus d’outils, 20 millions d’euros de passif. Mais une marque iconique, mythique ! Et une volonté entrepreneuriale mue par une équipe de 40 salariés conservés qui croit en sa renaissance portée par le marché ! Car derrière la marque, il y a le produit sans l’utilité duquel elle ne peut séduire ni fidéliser les consommateurs.
SOURCE : ILEC – La Voix des marques.


