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PARIS : « La mort est en train de changer », par Dominique Eddé, en librairie le 17 septembre

L’écrivaine libanaise Dominique Eddé publie un nouvel essai intitulé « La mort est en train de changer », aux éditions LLL, qui sera disponible en librairie le 24 septembre.
Dominique Eddé, romancière, essayiste, traductrice et éditrice, explore dans son dernier ouvrage la dimension intime et psychique du conflit israélo-palestinien. En s’appuyant sur son histoire personnelle et ses rencontres, elle offre un texte magnifique et bouleversant.

Un essai poignant et réfléchi

« Je vais essayer d’écrire. Et en écrivant, d’écarter les mots qui ne servent plus à rien, sinon à retarder le moment d’en inventer peut-être d’autres ».

Dominique Eddé décrit son essai comme une tentative de se frayer un chemin dans un paysage dévasté, un temps sorti de ses gongs. Elle a rédigé cet ouvrage au plus près de la tragédie que vivent les Palestiniens, jour après jour. Son accusation sans concession du régime israélien, qui a sombré dans la barbarie, ne la rend pas moins critique des agissements du Hamas. Sa recherche se situe en dehors du débat tel que la majorité des médias le propose. Elle porte d’abord sur la menace de désintégration de l’être. Elle tourne, au-delà du Moyen-Orient, autour de ce qui anime, depuis toujours mais plus gravement aujourd’hui en termes de conséquences, l’ignorance et la haine au sein de notre espèce. Avec le mince espoir d’accéder, ne serait-ce qu’un peu, aux angoisses d’où elles viennent.

Une œuvre engagée et humaniste

L’écrire, c’est penser à voix haute après avoir pensé en silence. Il s’est agi de trouver le ton. De ne pas laisser la colère l’emporter sur le goût de l’autre et l’envie de paix.

Dominique Eddé sera à Paris la semaine du 22 septembre pour la promotion de son livre. À la fois romancière, essayiste, traductrice et éditrice, elle participe à de nombreux débats sur le Moyen-Orient et a écrit plusieurs ouvrages, dont « Pourquoi il fait si sombre ? » (Seuil, 1998), « Kamal Jann » (Albin Michel, 2012), « Edward Saïd : le roman de sa pensée » (La Fabrique, 2017), ou encore plus récemment « Le Palais Mawal » (Albin Michel, 2024).

Des citations marquantes

« On a surtout entendu un silence dévastateur, plein de sous-entendu et de vieux réflexes coloniaux, confier à la peau blanche le pouvoir inné de mater la brune, la sauvage. Dès lors, l’être humain, blanc ou brun, perdait ses droits, au profit de la masse. En France, toute objection était passible de procès médiatique jusqu’en ce mois de mai 2025. Et encore…La censure, dans ce pays, reste mieux protégée que jamais par une légion de médias conservateurs de mensonges ».

« L’incapacité de la grande majorité de la société israélienne à en prendre conscience, à voir au-delà d’elle-même, incarne tragiquement la figure du miroir. Elle ne date pas d’aujourd’hui. Mais le degré de cécité de la société israélienne n’a jamais connu un tel pic. Le point aveugle remonte au moment où le sionisme pour s’installer et se construire a eu recours à un gigantesque mensonge : il s’est inventé « une terre sans peuple pour un peuple sans terre ». Il a feint de croire – ou voulu croire à force de s’en convaincre – que le palestinien n’existait pas ».