PARIS : La lettre du comité d’histoire, Jaurès et le…
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PARIS : La lettre du comité d’histoire, Jaurès et le travail
Jean Jaurès, homme politique, élu député du Tarn à 26 ans est un fervent défenseur de la classe ouvrière.
Au-delà des discours, il s’attache à connaître leur travail. Sa préface de l’ouvrage de Léon Côte rend hommage au travail de ce docteur en économie sur l’industrie gantière à Grenoble qui « décrit minutieusement l’outillage » (…) « la durée de la journée de travail et le mouvement des salaires ».
Sa défense des travailleurs s’étend au monde de la paysannerie, les ouvriers agricoles, métayers, petits fermiers qui cultivent une terre qu’ils ne possèdent pas, « la propriété bourgeoise, aristocratique et rentière (occupant) les deux-tiers du sol ».
Il n’oublie pas les petits commerçants, soumis à une concurrence qui s’accroît avec la loi autorisant l’envoi de gros colis. Jean Jaurès recourt à une métaphore littéraire comparant les petits commerçants au condamné qui « voit descendre sur lui un plafond de fer qui réduit l’espace libre ».
Sa charge de député permet à Jean Jaurès de porter leur défense dans les tribunes de l’assemblée, bataillant pour la retraite à 60 ans contre l’obstruction du Sénat, militant pour un droit nouveau, l’assurance sociale, tout en reconnaissant que « les lois sont de plus en plus complexes » parce que la réalité sociale l’est.
Dans la lecture des extraits des discours et écrits de Jaurès, on retrouve une critique des effets du capitalisme sur le travail : concentration de l’industrie, développement de la concurrence, défense des intérêts des plus nantis. Au-delà de ses discours, toujours remarqués, parfois contestés, Jeau Jaurès s’applique aussi à connaître le travail réel, appelant les étudiants à établir des « monographies » sur la vie ouvrière.
SOURCE : Lettre hebdo – Ministère du Travail et de l’Emploi.

