PARIS : Kerry HUDSON en librairie aux éditions Philippe REY
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PARIS : Kerry HUDSON en librairie aux éditions Philippe REY
Une profonde réflexion sur ce que veut dire la famille pour qui a fui la pauvreté extrême et les violences intrafamiliales.
Un témoignage émouvant et lumineux par le prix Femina étranger 2015.
Kerry Hudson est née en 1980 dans les quartiers populaires d’Aberdeen, en Écosse, d’une mère vulnérable, sans emploi, et d’un père schizophrène, absent. Kerry a connu pendant plus de vingt ans la précarité extrême et la violence familiale. Devenue écrivaine et journaliste reconnue, elle a réussi à s’extraire de son milieu d’origine et à créer ses propres conditions de vie.
Sans fard, toujours avec humour, elle revient sur sa vie commune avec Peter, dont le milieu social d’origine est à l’opposé du sien, et qui devient son mari. Tandis qu’ils parcourent le monde, vivant d’amour et de liberté, Kerry est rattrapée à presque quarante ans par un désir d’enfant qu’elle ne pensait jamais ressentir. Commence alors un long et douloureux périple, où chaque jour elle doit faire le choix de mettre ses démons intérieurs derrière elle, tandis qu’elle affronte des années d’infertilité, une grossesse en pleine pandémie de Covid en République tchèque dont elle ne parle pas la langue, un époux qui peine à trouver son désir de paternité, une précarité financière et la découverte d’une maladie auto-immune. Dans le flot de ces obstacles qui ébranleraient même les plus solides des fondations, Kerry ne perd jamais espoir et fait preuve d’une détermination rare.
Dans Nouvelle naissance, l’autrice interroge les possibilités de créer un avenir sans reproduire les schémas de son enfance. Avec verve, sensibilité et humour, elle signe le témoignage bouleversant d’une femme pour la première fois en quête de stabilité et de repères, qui ose se créer une vie sur-mesure.
Kerry Hudson est née en 1980 à Aberdeen, en Écosse. Elle est l’autrice de Tony Hogan m’a payé un ice-cream soda avant de me piquer maman (Philippe Rey, 2014), La couleur de l’eau (Philippe Rey, 2015), prix Femina étranger, et Basse naissance (Philippe Rey, 2020). Elle écrit régulièrement dans la presse nationale et internationale (Libération, The New York Times, The Guardian, ou encore The Herald pour lequel elle tient une rubrique bimensuelle consacrée aux voyages).
Le roman bouleversant de l’amour d’une femme pour son fils autiste. Une écriture à l’os, d’une sincérité qui ne peut qu’émouvoir.
L’élu, c’est Éli, fils d’Isabelle. Il est autiste, ne parle pas, ne communique pas. Isabelle décide, à travers des mots qu’il ne pourra jamais comprendre, de le raconter et de déployer leur quotidien étroit. On découvre les moments de joie et de poésie mutique, de désespoir et de tendresse partagée, la solidarité des proches mais aussi leur incompréhension, l’inhumanité du système de santé malgré la bienveillance du personnel soignant.
Être la mère d’Éli n’offre aucun répit à Isabelle. Elle est sur le qui-vive en permanence. Elle doit éviter toute surcharge sensorielle, les voix féminines dans les haut-parleurs par exemple, planifier des vacances au chalet lorsqu’il y a des travaux de construction dans leur rue, vérifier chaque mois les piles du détecteur de fumée, car Éli se mutile lors de bruits soudains. Elle veille à ne manquer de rien, jamais, surtout pas de choses indispensables au bonheur de son fils, comme le gruau, les craquelins salés ou les bulles pour le bain, au risque qu’il hurle et se blesse pendant des heures. Alors Isabelle est mère, à s’en oublier en tant que femme, à en négliger sa vie sentimentale. Jusqu’au jour où l’inenvisageable devient nécessité : pour leur sécurité à lui, à elle, il doit être hospitalisé puis placé. Le désarroi est grand pour Isabelle de devoir réapprendre à vivre, seule, persuadée d’avoir abandonné son fils.
Avec humilité et sincérité, Catherine Perreault ouvre, dans ce premier roman à l’écriture maîtrisée, une fenêtre sur la difficile condition des enfants autistes et de leurs proches. Un récit rare et essentiel d’un amour incommensurable d’une mère pour son fils, qui fait sourire parfois mais qui émeut et bouleverse à chaque page.
Catherine Perreault travaille dans l’éducation depuis une quinzaine d’années. Elle a grandi et vit à Rouyn-Noranda, au Québec. Elle a été finaliste du Prix de la création Radio-Canada, catégorie Récit, en 2018 et 2021. L’élu est son premier roman.


