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PARIS : Journée mondiale de l’épargne, l’héritage dont on n…

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PARIS : Journée mondiale de l’épargne, l’héritage dont on ne parle pas [Enquête octobre 2025]

Célébrée chaque 31 octobre depuis sa création à Milan en 1924, la Journée mondiale de l’épargne vise à sensibiliser le grand public à la gestion de l’argent et à l’éducation financière.

L’occasion idéale pour s’intéresser à un autre type d’héritage, plus discret que le patrimoine matériel : celui de la culture financière.

S’il est un sujet que les Français préfèrent garder pour eux, c’est bien celui de l’argent. Alors, comment s’y prennent-ils pour le transmettre ? Et que deviennent ces leçons, une fois confrontées aux « finfluenceurs » et à la finance en ligne ?

Menée par l’institut FLASHS pour Ymanci, cette enquête explore la façon dont les familles françaises perpétuent — ou renouvellent — cette éducation financière, entre prudence héritée, tabous persistants et nouvelles influences numériques.

Les chiffres clés.

Apprendre à compter.

  • 69 % des Français estiment avoir reçu une éducation financière suffisante pour bien gérer leur argent à l’âge adulte ;
  • Mais l’équation n’est pas si simple : 72 % n’ont pas un rapport serein avec l’argent aujourd’hui — entre prudence (50 %) et anxiété (13 %).

Un patrimoine de silence.

  • 63 % ignoraient les revenus de leurs parents lorsqu’ils étaient enfants ;
  • Et près d’un quart (24 %) n’en sait toujours rien aujourd’hui.

À chacun sa leçon ?

  • Enfants, la plupart considéraient que l’argent concernait autant les hommes que les femmes ; mais pour 17 %, cela restait une affaire d’hommes.
  • 68 % des femmes disent d’ailleurs que leurs parents leur ont transmis l’idée qu’il est essentiel d’être financièrement indépendante — un message que 23 % n’ont pas reçu, laissant planer d’autres modèles possibles.

La pomme ne tombe pas loin de l’arbre.

  • 67 % estiment reproduire les habitudes financières de leurs parents ;
    • Quand les parents épargnaient (38 %), les enfants le font aussi (37 %) ;
    • Et ceux dont les parents dépensaient sans compter ne dérogent pas à la règle : 10 % reconnaissent avoir hérité de leurs achats impulsifs (cf CP pour plus de détails).

Sous l’influence des « finfluenceurs » ?

  • Seuls 4 % déclarent faire confiance aux créateurs de contenus financiers en ligne (8 % chez les 25-34 ans) ;
  • Pourtant, plus de 4 Français sur 10 (42 %) ont déjà consulté ce type de contenu ;
  • Et un quart (25 %) reconnaît avoir déjà pris une décision financière après cette consultation.

Article source de l’étude