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PARIS : Jonathan LALINEC : « Les abonnements numériques deviennent un sujet sensible lors d’une rupture »
À l’approche de la Saint-Valentin, un sondage Spliiit révèle que le partage d’abonnements, pratique courante en couple, devient une source de tensions post-rupture.
Les codes de la vie à deux évoluent avec le numérique. Si partager les clés de son appartement reste un symbole fort, partager ses mots de passe Netflix, Spotify ou Amazon Prime est devenu une pratique quasi systématique, mais bien plus pragmatique que romantique. Une étude menée par la plateforme Spliiit met en lumière le rôle central des abonnements dans la vie de couple et les frictions qu’ils engendrent au moment de la séparation.
Selon ce sondage, 72 % des personnes interrogées déclarent partager au moins un abonnement avec leur partenaire. Les services de streaming vidéo arrivent en tête des plateformes partagées, suivis de près par la musique et les abonnements dits « pratiques », comme les plateformes de livraison ou de stockage en ligne (cloud).
Un partage avant tout pragmatique
Loin d’être perçu comme une nouvelle preuve d’amour, ce partage repose sur des logiques bien plus terre-à-terre. Pour une écrasante majorité des répondants (70 %), l’objectif principal est de réaliser des économies. Plus d’un couple sur deux évoque également un usage considéré comme naturel et pratique au sein de la relation, démystifiant l’idée d’un geste à forte portée symbolique. Cette mutualisation des coûts, si elle facilite le quotidien du couple, sème les graines de futurs conflits potentiels lorsque la relation prend fin. La rupture amoureuse se double alors d’une rupture numérique, souvent complexe et source de désagréments.
La rupture, un point de friction numérique
Se quitter a un coût, y compris digital. Le sondage révèle une gêne quasi unanime : 70 % des Français se disent dérangés à l’idée que leur partenaire actuel partage encore un abonnement avec un ex. Cette situation, largement perçue comme problématique, met en évidence la difficulté à couper totalement les ponts numériques après une séparation.
Cette gêne se transforme en tensions concrètes pour un Français sur deux (51 %), qui considère la gestion des abonnements comme une source de disputes post-rupture. Ces frictions se manifestent par diverses actions, plus ou moins directes : le changement unilatéral des mots de passe (28 %), la suppression de profils partagés (16 %), la résiliation pure et simple d’un service (12 %) ou la création d’un nouvel abonnement individuel pour marquer la scission (12 %). Fait notable, 84 % des sondés affirment ne pas utiliser le compte de leur ex sans permission, signe d’un certain code de bonne conduite malgré le contexte tendu.
Une séparation numérique parfois lente
La manière de gérer ces accès partagés en dit long sur la complexité émotionnelle de la situation. Si 20 % des personnes interrogées déclarent avoir coupé les accès immédiatement et 25 % dans les jours suivants la rupture, beaucoup d’autres temporisent. Ainsi, 18 % attendent plusieurs semaines et 9 % plusieurs mois avant de modifier les accès. Plus surprenant encore, près d’un tiers des sondés (29 %) avouent n’avoir jamais coupé l’accès à leurs abonnements après une séparation, illustrant à quel point ces liens numériques peuvent être difficiles à défaire.
« Les abonnements numériques font désormais partie intégrante de la vie de couple. Leur partage repose davantage sur des réflexes économiques et pratiques que sur une dimension affective. En revanche, au moment d’une rupture, ces abonnements deviennent un sujet sensible, source de tensions et de coûts inutiles », explique Jonathan Lalinec, cofondateur de Spliiit.
La plateforme Spliiit (https://www.spliiit.com/), leader européen du co-abonnement, a été lancée en 2019 pour mettre en relation des particuliers souhaitant partager les frais de leurs abonnements digitaux dans le divertissement et la culture.
Présente dans 19 pays européens, elle se présente comme une solution pour rendre ces services plus accessibles et lutter contre le piratage. L’étude complète est disponible sur le site de l’entreprise (https://www.spliiit.com/fr).
via Press Agence.


