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PARIS : Jeanne Mermet publie « Désertons ! » en librairie le 24 septembre
Jeanne Mermet, ingénieure en rupture, publie « Désertons ! » aux éditions LLL, un manifeste enflammé sur la désertion des carrières tracées.
De plus en plus de chercheurs, ingénieurs, cadres et étudiants des grandes écoles choisissent de quitter des carrières tracées pour refuser de servir un système destructeur. Ce phénomène, qui pourrait sembler individuel, pourrait en réalité être les prémices d’un basculement plus profond.
La crise écologique, une guerre contre la nature
Pour Jeanne Mermet, ingénieure en rupture depuis 2019, la crise écologique est une guerre contre la nature. La « transition écologique » n’est que la poursuite de cette guerre, une guerre que nous devons apprendre à déserter. Son manifeste, à la fois percutant et accessible, appelle à une nouvelle convergence des luttes et des classes, qui soit véritablement transformatrice.
Le rôle crucial des ingénieurs
Les ingénieurs ont joué un rôle central dans la construction de notre monde industriel. Leur conversion écologique actuelle est donc un phénomène de haute importance. Le regard de ces ingénieurs en désertion, venant du cœur de la matrice, éclaire d’une façon cruciale notre situation.
Jeanne Mermet, une voix engagée
Ancienne élève de l’école Polytechnique, Jeanne Mermet a choisi de renoncer à une carrière prestigieuse pour s’interroger sur le système élitiste et ses dérives. Son ouvrage, « Désertons ! », sera disponible en librairie le 24 septembre.
Citations de Jeanne Mermet
Jeanne Mermet, ingénieure en rupture, déclare : « Je veux vous parler de désertion, je veux vous parler de travail, je veux vous parler de classes sociales, je veux vous parler de pouvoir, je veux vous parler de choix. Je veux parler de guerre. Celle que je veux déserter mais qui est là, où que je sois. Et de celle sur les corps, celle qui les assigne à une place et qui les frappent s’ils en dévient. Je veux parler d’injustices, de certaines que je vois mais ne vis pas. Je veux parler de privilèges et de subversion. D’oppressions et de résistances. De révolution ? ».
Jeanne Mermet, ingénieure en rupture, déclare : « Ce qui nous nourrit nous tue. Ce constat se fait depuis des siècles d’exploitation des travailleurs asservis à la nécessité de vendre leur force de travail pour subsister, tout en étant exposés aux dangers générés par les industries qui les emploient. Ce constat se fait face aux géants agro-chimiques qui ont intoxiqué irréversiblement la planète entière et les corps qui l’habitent en disséminant leurs substances chimiques, cela tout en se targuant de << nourrir la planète >> ».
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