PARIS : Jean-François Copé : « Siffler La Marseillaise, c’e…
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PARIS : Jean-François Copé : « Siffler La Marseillaise, c’est siffler la France »
Jean-François Copé fustige le maire LFI de Saint-Denis, qui justifie les sifflets contre l’hymne national, et dénonce un projet de « destruction de la France ».
La polémique enfle suite aux déclarations de Bally Bagayoko. Le maire LFI de Saint-Denis a qualifié les sifflets visant La Marseillaise de « droit à la réplique populaire », déclenchant une vive réaction de Jean-François Copé. Dans un communiqué publié ce vendredi 19 juin 2026, l’ancien ministre dénonce une attaque frontale contre les symboles de la Nation et interpelle une partie de la gauche sur son silence.
Pour Jean-François Copé, ces propos dépassent le cadre du simple débat démocratique et révèlent une dérive dangereuse de l’extrême gauche.
« Ce que Bally Bagayoko légitime, ce n’est pas l’expression d’un désaccord avec une décision politique […]. Ce qu’il légitime est d’une tout autre nature et est bien plus grave », affirme-t-il.
L’édile de Meaux établit un parallèle direct entre cet acte et la profanation d’autres symboles républicains.
« Accepter que l’on siffle La Marseillaise, c’est entrer dans la même logique que celle qui consisterait à justifier que l’on brûle le drapeau français. Siffler La Marseillaise, c’est siffler la France ».
Un « projet mortifère » de La France insoumise
Au-delà de la seule personne de Bally Bagayoko, Jean-François Copé vise l’ensemble du mouvement de Jean-Luc Mélenchon, l’accusant de poursuivre un objectif politique bien défini.
« En réalité, Bally Bagayoko dit tout haut ce que La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon construit méthodiquement depuis des années : la destruction de la France et de la République », analyse-t-il.
Selon lui, le discours de LFI sur une « nouvelle France » masquerait une volonté de fracturer la société en instrumentalisant les divisions. Il décrit un projet essentialiste et communautariste, à l’opposé des valeurs universalistes de la République.
« Il y a, au contraire, la mise en accusation permanente de la France, de son Histoire et de ses valeurs universalistes. Bref, de tout ce qui empêche encore l’extrême gauche mélenchoniste d’imposer son projet mortifère », poursuit le communiqué.
Jean-François Copé place ainsi La France insoumise sur le même plan que le Rassemblement national, qualifiant leur projet de « palette populiste ».
La gauche républicaine interpellée
En conclusion, Jean-François Copé adresse un message direct aux autres formations de gauche, qu’il accuse de complaisance envers les dérives de La France insoumise. Il les somme de clarifier leur position et de cesser toute alliance avec un mouvement qu’il juge dangereux pour la cohésion nationale.
« Avis à la gauche bien-pensante qui continue de dérouler le tapis rouge à Jean-Luc Mélenchon et à ses sbires […]. Le temps est-il enfin venu de reconnaître que l’on ne défend pas la République en pactisant avec ceux qui s’attaquent à ses symboles ? », interroge-t-il pour conclure.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

