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PARIS : Jean-François Copé : « Les populistes sont des charlatans qui trahissent le peuple »

L’ancien ministre Jean-François Copé publie un essai dans lequel il analyse la montée du populisme, fruit des renoncements des partis de gouvernement.

Jean-François Copé, maire de Meaux et figure politique de premier plan, présentera son nouvel ouvrage, *Quand les populistes trahissent le peuple*, lors d’une soirée de lancement qui se tiendra le jeudi 9 avril prochain. L’événement est prévu de 18h à 21h à la Librairie Lamartine, dans le 16ème arrondissement de Paris. L’auteur y dédicacera son livre avant un temps d’échange programmé de 19h30 à 20h30.

Dans cet essai à paraître le jour même, Jean-François Copé propose une analyse incisive de la crise démocratique actuelle, affirmant que la prospérité des mouvements populistes est la conséquence directe des échecs des partis traditionnels.

Un « tapis rouge » déroulé par les partis de gouvernement

Loin de se limiter à une simple critique du populisme, l’ouvrage développe une thèse plus dérangeante : la droite et la gauche de gouvernement ont elles-mêmes « déroulé un tapis rouge » à leurs adversaires. Selon l’auteur, c’est l’accumulation d’inefficacité, de demi-mesures, de renoncements et d’un manque de clarté qui a nourri la défiance et ouvert la voie à ceux qui promettent de « renverser la table ».

Le livre file la métaphore de « l’éternelle opposition entre les médecins et les charlatans ». Tandis que les premiers, les partis de gouvernement, peinent à convaincre de l’efficacité de leurs remèdes, les seconds, les populistes, séduisent avec des « remèdes miracles et des traitements sans douleur ». Jean-François Copé soutient que ces derniers ne soignent rien mais, au contraire, prospèrent sur des symptômes qu’ils entretiennent savamment. En prétendant servir le peuple, ils le trahissent.

Analyse, mea culpa et proposition de refondation

La démonstration de l’ancien ministre s’articule en trois temps. L’ouvrage débute par un décryptage des méthodes populistes, avant de se livrer à une analyse sans concession des « sept péchés capitaux » commis par les partis de gouvernement, qui ont fait le lit de l’extrémisme. Enfin, il se clôt sur une proposition de refondation, esquissant les contours d’un « nouveau contrat avec les Français » et d’une nouvelle méthode politique.

Pour Jean-François Copé, la seule réponse viable ne réside ni dans l’imitation ni dans les pactes avec les populistes. Il appelle à reconstruire une offre politique fondée sur quatre piliers essentiels : la pédagogie, l’efficacité, l’ordre et le progrès.

Le regard d’un acteur politique de premier plan

La singularité de l’essai réside dans la perspective de son auteur. Il ne s’agit pas d’un travail universitaire mais du témoignage d’un responsable politique en exercice, qui s’appuie sur une expérience de près de trente ans en tant que maire de Meaux et sur un parcours national complet. Ancien ministre du Budget, porte-parole du gouvernement, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale puis président du parti, Jean-François Copé a observé de l’intérieur les mécanismes qui ont mené à « l’effondrement progressif du crédit de la parole publique ».

Cette double expérience, locale et nationale, lui confère une vision singulière pour analyser la crise démocratique, la perte de mémoire collective et la disparition du sens du tragique qui caractérisent, selon lui, notre époque.