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PARIS : Jean-Édouard GRESY : « L’enjeu est de comprendre l’acceptabilité sociale de l’IA au travail »

Le cabinet AlterNego lance une grande étude inter-entreprises sur l’acceptabilité sociale de l’IA, avec le soutien de la SNCF et de L’Oréal.

Face à l’intégration fulgurante de l’intelligence artificielle dans le monde professionnel, le cabinet de conseil et de formation AlterNego a annoncé ce jeudi 12 mars le lancement d’une étude inter-entreprises de grande envergure. Soutenue par des acteurs majeurs comme la SNCF et L’Oréal, cette initiative vise à analyser les conditions de l’acceptabilité sociale de l’IA au travail et à fournir des clés de lecture aux organisations pour piloter cette transition majeure.

« L’intelligence artificielle transforme déjà en profondeur les organisations du travail. Mais sa seule adoption ne suffira pas à garantir sa réussite. L’enjeu est désormais de comprendre dans quelles conditions elle peut être socialement acceptable pour les salariés et les collectifs de travail », a déclaré Jean-Édouard Grésy, associé fondateur d’AlterNego. Selon lui, cette étude doit produire des données et des analyses pour éclairer ces transformations et accompagner les entreprises dans leurs choix stratégiques.

Une transformation qui interroge le travail réel

L’essor des outils génératifs, des assistants conversationnels et de l’automatisation est une réalité concrète pour de nombreux professionnels. En France, plus d’un actif sur deux déclare déjà utiliser l’IA dans son activité. Cette diffusion rapide soulève des questions fondamentales sur l’évolution des métiers, la redéfinition des compétences, la transformation des modes de coopération et les impacts sur la santé mentale des collaborateurs.

Le sens même du travail et sa reconnaissance sont également interrogés. Dans ce contexte, l’étude se concentrera sur l’acceptabilité sociale, c’est-à-dire la manière dont les salariés perçoivent l’introduction de ces technologies, leur légitimité et leur compatibilité avec leur propre conception du travail.

Une approche scientifique et opérationnelle

Pour analyser ce phénomène complexe, l’étude s’appuiera sur trois dimensions complémentaires. Elle explorera d’abord les représentations du travail, en examinant les valeurs et les attentes des salariés. Elle se penchera ensuite sur le fonctionnement concret de l’activité, notamment l’organisation, la coopération et les marges de manœuvre des équipes. Enfin, elle mesurera les effets de l’IA sur la qualité de vie et des conditions de travail (QVCT), en se focalisant sur la charge cognitive, le sentiment de sécurité psychologique et la capacité des individus à se projeter dans leur avenir professionnel. Une perspective temporelle sera également intégrée pour saisir à la fois la perception actuelle et les projections futures.

Anticiper les tensions et éclairer les décisions

Pour les entreprises participantes, l’étude offrira un diagnostic objectivé de l’acceptabilité de l’IA dans leur propre environnement, enrichi d’un benchmark inter-entreprises. L’objectif est d’identifier les signaux faibles, qu’il s’agisse de tensions liées à la santé mentale, de risques de perte de sens au travail ou de déséquilibres organisationnels. Les résultats fourniront ainsi des analyses opérationnelles pour aider les directions générales, les directions des ressources humaines et les responsables de la transformation à prendre des décisions éclairées face aux impacts humains de l’IA.

Un projet soutenu par des experts de renom

La crédibilité de la démarche est renforcée par une équipe pluridisciplinaire d’experts du dialogue social, de la QVCT et de l’IA. Le projet bénéficie notamment du partenariat stratégique de Camille Morvan, docteure en neurosciences (Collège de France, ENS Ulm, NYU, Harvard), qui supervise plusieurs projets stratégiques sur l’IA pour la Commission européenne.

« L’IA ne transforme pas seulement les outils, elle transforme la manière dont les individus pensent, décident et coopèrent au travail. Comprendre ces interactions entre technologies, cognition et organisation est essentiel pour construire des usages de l’IA à la fois performants et humainement soutenables », a souligné Camille Morvan.

Une démarche ouverte aux entreprises

AlterNego invite toutes les organisations souhaitant contribuer à cette réflexion collective à rejoindre l’étude. Les participants bénéficieront d’une analyse personnalisée, d’un benchmark comparatif et d’une restitution stratégique. Le projet se déroulera sur six mois, avec une publication des principaux enseignements prévue pour la fin de l’année 2026.

Pour présenter le protocole scientifique et les modalités de participation, un webinaire est organisé le 18 mars 2026 à 8h30 (lien d’inscription : https://events.teams.microsoft.com/event/6291f8e5-b2fb-4824-93c6-d02d8b5eafd8@957e62c8-bc6a-4351-9861-6e9a99df3317).

AlterNego (https://alternego.com/) est un cabinet de conseil et de formation qui accompagne les entreprises dans leurs transformations pour développer un climat propice au dialogue social, à l’innovation et à la coopération.