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PARIS : Intégrité du sport – La plateforme anti-manip…

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PARIS : Intégrité du sport – La plateforme anti-manipulation fête ses 10 ans en pleine Coupe du monde

À l’occasion des 10 ans de la plateforme anti-manipulation et en pleine Coupe du monde, la France dresse le bilan de son action pionnière.

La lutte contre la manipulation des compétitions sportives a célébré une décennie d’existence en France. Ce jeudi 11 juin, Marina Ferrari, ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, a présidé la réunion plénière de la plateforme nationale dédiée à cet enjeu, aux côtés d’Isabelle Falque-Pierrotin, présidente de l’Autorité nationale des jeux (ANJ). Organisée le jour même de l’ouverture de la Coupe du monde de football 2026, cette rencontre a été l’occasion de dresser le bilan de dix années d’action collective et de présenter le dispositif de vigilance renforcée pour cet événement planétaire.

Un modèle français pionnier et robuste

Mise en place le 28 janvier 2016, la plateforme nationale a positionné la France comme un précurseur dans ce combat, bien avant l’entrée en vigueur de la convention de Macolin du Conseil de l’Europe, ratifiée par le pays le 21 juin 2023. Son rôle a été officiellement inscrit dans le code du sport par la loi du 2 mars 2022 visant à démocratiser le sport.

Coordonnée par l’ANJ, cette structure rassemble tous les acteurs clés : les ministères de la Justice, de l’Intérieur, des Finances et des Sports, ainsi que leurs services spécialisés comme le Parquet de Paris ou Tracfin. Le mouvement sportif y est largement représenté, avec le Comité national olympique et sportif français (CNOSF), les fédérations, les ligues professionnelles, les arbitres et les athlètes, aux côtés des opérateurs de paris sportifs.

Cette coopération s’est avérée cruciale face à l’explosion du marché des paris sportifs, passé de 448 millions d’euros de mises en 2010 à plus de 11,5 milliards d’euros en 2025. Le modèle français repose sur une double sécurité : une liste restrictive des compétitions ouvertes aux paris, gérée par l’ANJ, et le pouvoir de sa présidente d’interdire les paris sur un événement en cas de soupçons de manipulation.

Vigilance renforcée pour la Coupe du monde 2026

Alors que la Coupe du monde de football bat son plein jusqu’au 19 juillet aux États-Unis, au Canada et au Mexique, un dispositif de surveillance spécifique a été activé. S’appuyant sur l’expérience acquise lors de l’Euro 2024 et des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, il assure une coordination étroite entre la France, ses homologues du Groupe de Copenhague et les instances internationales. Le volume exceptionnel de matchs et de mises attendu exige une mobilisation totale : l’ANJ intensifie sa surveillance des paris atypiques, tandis que les opérateurs agréés sont tenus à une remontée rapide des signalements.

Consolider l’avenir face aux nouvelles menaces

Cet anniversaire a aussi été l’occasion d’évoquer les défis futurs. L’internationalisation des réseaux criminels, le développement de l’offre illégale de paris en ligne et les nouvelles formes de manipulation obligent la plateforme à faire évoluer sa gouvernance et ses moyens d’action. La réunion a également marqué le départ d’Isabelle Falque-Pierrotin de la présidence de l’ANJ, son mandat s’achevant le 15 juin. La ministre a salué son engagement constant depuis 2020 pour l’intégrité du sport et le rayonnement du modèle français.

« Au fil de cette décennie, la France s’est affirmée parmi les États les plus engagés dans la prévention et la lutte contre les manipulations sportives. Nous pouvons être fiers du modèle que nous avons consolidé ensemble », a déclaré Marina Ferrari, ministre des Sports.

« Les outils de régulation dont s’est dotée la France pour lutter efficacement contre les manipulations sportives la protègent et méritent d’être diffusés largement, car la problématique dépasse désormais nos frontières », a ajouté Isabelle Falque-Pierrotin, présidente de l’ANJ.

La plateforme nationale en bref

Prévue par la convention de Macolin, seul instrument juridique international en la matière, la plateforme nationale vise à fluidifier l’échange d’informations entre les autorités publiques, le mouvement sportif et les opérateurs de paris pour déceler et contrer les manipulations de compétitions.

En France, elle est présidée par la ministre chargée des Sports et coordonnée par l’ANJ, qui centralise et analyse tous les signalements relatifs aux paris suspects sur les compétitions se déroulant sur le territoire national ou ouvertes aux paris en France.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).