Passer au contenu principal

PARIS : Institut ILIADE – Raid Motodysseus « Estrella…

Partager :

PARIS : Institut ILIADE – Raid Motodysseus « Estrella » 2025

La colonne Motodysseus reprend les routes de l’Europe, vers sa pointe la plus occidentale, au-delà même d’Ouessant et du Connemara, là où l’Empire romain faisait définitivement face à l’océan.

Après l’Italie en 2022, la Grèce en 2023 et les Alpes en 2024, les cavaliers de l’Iliade ont pris le départ à Rocamadour pour une traversée des Pyrénées en direction de Saint-Jacques de Compostelle. La colonne de douze motos est une nouvelle fois formée et prête à s’enrouler dans les cols et les régions les plus sauvages du nord de l’Espagne pour le raid le plus symbolique de l’aventure Motodysseus.

Compte-rendu

Le chemin du pèlerinage commence par l’ascension de l’escalier monumental de Rocamadour, cité médiévale mythique où la Vierge Noire et la croix de Jérusalem côtoient Durandal, l’épée légendaire offerte par Charlemagne au chevalier Roland. L’heure matinale permet de se nourrir de l’énergie des lieux avant l’invasion touristique.

Pays basque et premiers cols

Au cœur du pays basque, à la frontière espagnole, les saveurs et les couleurs locales invitent à des rencontres singulières, dans une région où l’identité reste un marqueur quotidien de fierté. Pour l’instant, dans un décor de pilotaleku et de chistera, nous goûtons au piment d’Espelette en échappant encore à la pluie.

Loin derrière les Pyrénées, la haute montagne défile encore à travers les Picos de Europa, massifs les plus élevés de la cordillère Cantabrique. C’est l’occasion d’éprouver une première fois les motos en dehors des routes, sur des chemins de graviers qui demandent une certaine expertise en pilotage. La chute est toujours une expérience désagréable, mais elle fait partie de l’aventure.

Pluie et grands espaces, cap à l’ouest

Nous roulons seuls dans des paysages grandioses, à travers les vestiges abandonnés d’une vie rurale oubliée. La pluie en profite pour nous rattraper. Mais derrière chaque pic, nous imaginons déjà la cathédrale de Santiago et les plages de sable blanc du bout du monde.

À l’arrivée, l’accueil est rustique et traditionnel. Sur la terrasse de l’auberge où nous passerons la nuit, nous rencontrons les marcheurs et les cyclistes qui ont partagé les mêmes parcours, chacun à son rythme. C’est là qu’on se rend compte que la moto permet véritablement d’avancer plus vite et plus loin.

Alors que les points de vue devraient se succéder dans les cols sur les sommets, le brouillard ne nous offre qu’un paysage blanc de nuage. C’est la contrepartie de la vitesse : une route qui devient rapidement dangereuse et où chaque moment d’attention compte, alors même qu’il faut lutter contre le froid et l’humidité.

LIRE LA SUITE

SOURCE : Institut ILIADE pour la longue mémoire européenne.