PARIS : Insécurité nocturne – Le manque d’éclai…
Partager :

PARIS : Insécurité nocturne – Le manque d’éclairage public, premier facteur d’anxiété pour les Français
Une enquête nationale menée par Mon Avis Citoyen révèle que 53 % des Français ne se sentent pas en sécurité le soir, citant le défaut d’éclairage comme principal motif, bien avant le manque de police.
Une fois la nuit tombée, de nombreuses villes françaises changent de visage et deviennent une source d’anxiété pour leurs habitants. C’est le constat frappant d’une vaste enquête nationale réalisée par la plateforme Mon Avis Citoyen entre le troisième trimestre 2025 et le deuxième trimestre 2026.
Menée auprès de 7 373 citoyens répartis dans 210 communes, l’étude met en lumière une réalité souvent sous-estimée :
La perception de la sécurité nocturne est moins une affaire de maintien de l’ordre que d’aménagement urbain.
Un sentiment d’insécurité majoritaire et genré
Les chiffres sont sans équivoque :
Plus d’un Français sur deux (53 %) déclare ne pas pouvoir sortir en sécurité le soir dans sa ville. Seuls 23 % des répondants estiment pouvoir le faire sans appréhension, tandis que 24 % considèrent que la situation varie grandement selon les quartiers. Cette fragmentation de l’espace urbain nocturne, où certaines zones deviennent dissuasives, est une expérience quotidienne pour beaucoup.
L’enquête confirme également une disparité de genre significative.
Alors que 57 % des femmes déclarent ne pas se sentir en sécurité, ce chiffre s’établit à 45 % pour les hommes. La taille de la commune est un autre facteur aggravant :
Le sentiment d’insécurité s’intensifie avec la densité urbaine, atteignant des pics dans les agglomérations de plus de 200 000 habitants.
L’éclairage, premier responsable pointé du doigt
L’enseignement le plus surprenant de l’étude provient de l’analyse des 4 995 réponses spontanées (verbatims) à la question « Pourquoi ? ». Contrairement aux idées reçues, le premier facteur d’insécurité cité n’est ni le manque de présence policière, ni la vidéosurveillance. C’est le manque d’éclairage public qui arrive en tête, mentionné dans 27 % des cas.
Le classement des motifs d’inquiétude est le suivant :
– Manque d’éclairage public : 27 %
– Présence de personnes qui « traînent » ou « rôdent » : 23 %
– Climat général d’agressivité : 18 %
– Agressions, bagarres et armes : 16 %
– Manque de présence policière : 14 %
– Consommation et trafic de drogue : 14 %
Ce résultat recentre le débat sur des fondamentaux de l’aménagement urbain. La capacité à voir et à être vu, à identifier son environnement et à ne pas traverser une zone perçue comme abandonnée constitue le premier rempart contre la peur.
Un décalage notable avec les débats médiatiques
L’enquête révèle par ailleurs un écart important entre les thèmes anxiogènes souvent mis en avant dans le débat public et les préoccupations réelles exprimées par les habitants. Ainsi, seuls 6 % des répondants citent spontanément les migrants, 4 % les personnes sans domicile fixe (SDF) et à peine 3 % l’absence de caméras de vidéosurveillance. Le manque d’éclairage est donc évoqué près de neuf fois plus que le manque de caméras, invitant les décideurs publics à reconsidérer leurs priorités d’action.
Pour les collectivités, cette hiérarchie des préoccupations citoyennes offre une feuille de route claire pour améliorer la confiance urbaine. Elle souligne l’importance des politiques d’éclairage, d’entretien des espaces publics, de propreté et de la qualité des cheminements piétons pour que la ville reste un espace accueillant pour tous, même après le coucher du soleil. L’étude complète est disponible sur le site de Mon Avis Citoyen (https://www.monaviscitoyen.fr/actualite/moins-d-1-francais-sur-4-se-sent-en-securite-le-soir-dans-sa-ville–438).
À propos de Mon Avis Citoyen
Fondée en 2016, Mon Avis Citoyen est une entreprise française qui vise à renforcer le lien entre les élus locaux et les habitants grâce au numérique. Elle a déjà recueilli plus de 10 millions de témoignages et de propositions sur la vie locale et accompagne une centaine de collectivités partenaires.
La plateforme, accessible sur www.monaviscitoyen.fr, permet à chaque citoyen d’exprimer son avis sur sa commune et de contribuer à l’amélioration du cadre de vie. Les données sont ensuite analysées et transmises aux élus pour nourrir leurs décisions.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

