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PARIS : Inflation et viandes rouges

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PARIS : Inflation et viandes rouges

Pour l’édition 2024 du Salon de l’agriculture, La filière Élevage et Viande vous partage tous les sujets au cœur des enjeux des professionnels de la filière.

LA FILIÈRE ÉLEVAGE ET VIANDE ACTRICE DE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE & ALIMENTAIRE

« Transition » a pour définition « le passage d’un état à un autre ». Un terme qui illustre parfaitement les 60 dernières années traversées par la filière Élevage et Viande, en écho à la 60e édition du Salon International de l’Agriculture, du 24 février au 3 mars prochains.

60 années durant lesquelles la filière a su s’adapter aux grands défis agricoles et sociétaux grâce au travail de celles et ceux qui s’engagent chaque jour à construire son avenir et bâtir la souveraineté alimentaire de la France. Traçabilité, environnement, bien-être animal, préservation de l’équilibre alimentaire… sans oublier la question du pouvoir d’achat des Français pour continuer à consommer de la viande dans un contexte inflationniste.

Le contexte inflationniste a hissé la question du pouvoir d’achat au premier rang des préoccupations des Français. Avec pour objectif commun d’accompagner au mieux les consommateurs, les professionnels de la filière Élevage et Viande souhaitent leur donner des repères d’achat pour continuer à profiter du plaisir de manger de la viande tout en préservant son budget et en conservant une alimentation durable et équilibrée.

FLEXI’TIPS POUR CONSOMMER DE LA VIANDE À PRIX MALINS

REPÈRES : INFLATION ET VIANDES ROUGES

Les données d’inflation à deux ans indiquent que les prix des viandes rouges ont progressé moins vite que la moyenne des autres produits alimentaires. La raison majeure de l’inflation de la viande est liée à la diminution du cheptel bovin viande et lait engagée depuis plusieurs années en France mais aussi en Europe. Cette réduction des cheptels, due notamment à un manque de rémunération suffisante des producteurs, se traduit aujourd’hui par un manque d’offre. Par ailleurs, comme toute denrée alimentaire, les prix de la viande subissent aussi une hausse des coûts de production, à commencer par les matières premières et les coûts de l’énergie nécessaires aux cultures ainsi qu’à la récolte du fourrage pour nourrir les animaux. La filière Élevage et Viande française est également concernée par d’importants coûts de main d’œuvre aux différentes étapes de la filière.

Cette augmentation reste toutefois assez contenue au regard de l’ensemble des produits alimentaires, et bien inférieures à ceux d’autres marchés européens, tels que les Pays-Bas et l’Allemagne. Face à une baisse tendancielle du cheptel français et à l’arrivée massive d’importations, l’enjeu est de conserver la place de la viande bovine française dans les rayons de la grande distribution et de la boucherie artisanale, tout en assurant également son développement en restauration hors domicile, où le taux de viandes origine France reste encore trop faible. Et c’est aussi par ses choix que le consommateur contribue à son niveau à la souveraineté alimentaire de la France et de ses filières.