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PARIS : Incendies volontaires – Max BAUER réclame « la tolérance zéro et la réparation environnementale »

Face à la vague d’incendies criminels de l’été 2026, Max Bauer, ancien syndicaliste agricole de la Coordination Rurale du Var, appelle à un changement de doctrine alliant sanctions exemplaires et reconstruction.

La France fait face à une double fournaise. Alors que l’été 2026 est marqué par une sécheresse et des températures historiques, le pays est également la cible d’actes criminels répétés. Le chiffre de 59 personnes interpellées en quelques semaines pour des départs de feu volontaires a déclenché une vive réaction, matérialisée par une tribune appelant à une réponse politique d’une fermeté inédite.

Max Bauer qualifie chaque pyromane de « criminel qui attaque la nation, son territoire et ses citoyens ».

Pour l’ancien président de la CR du Var, l’heure n’est plus au débat mais à l’action face à ce qui est décrit comme une « agression contre notre patrimoine naturel, contre nos territoires, contre la sécurité des Français ».

Une réponse judiciaire jugée insuffisante

Il dénonce une réponse publique qui, malgré un arsenal juridique existant, resterait « insuffisamment lisible et dissuasive ».

« Le droit prévoit des peines sévères, pouvant aller jusqu’à 15 ans de réclusion criminelle et 150 000 euros d’amende pour la destruction d’un bois ou d’une forêt. Cependant, le texte souligne qu’une sanction qui n’est ni systématiquement appliquée, ni largement médiatisée, perd l’essentiel de son pouvoir de dissuasion.

L’appel est clair : chaque acte doit faire l’objet de poursuites, chaque condamnation doit être rendue publique et chaque peine doit être connue de tous. La justice est ainsi sommée d’envoyer un « message sans ambiguïté » à ceux qui seraient tentés de passer à l’acte », ajoute Max Bauer.

Réparer pour sanctionner : la responsabilité concrète

Au-delà de la fermeté judiciaire, le texte avance une proposition forte : l’introduction systématique d’une obligation de réparation environnementale dans les peines prononcées. Loin d’être une simple alternative, cette mesure vise à compléter l’incarcération par une dimension de responsabilité tangible.

« Il s’agirait d’obliger les auteurs d’incendies volontaires à consacrer une partie de leur peine à restaurer les écosystèmes qu’ils ont détruits. Les missions pourraient inclure des opérations de reboisement, l’entretien des parcelles sinistrées ou la participation active à des programmes de régénération écologique. Cette approche vise à inscrire la sanction dans une logique de reconstruction, forçant le condamné à se confronter directement aux conséquences de son acte », reprend Max Bauer, désormais engagé dans la politique du territoire.

Un appel à l’investissement massif de l’État

Enfin, il insiste sur la nécessité pour l’État de se doter de moyens à la hauteur de la menace.

« Cet effort doit se traduire par un investissement immédiat et conséquent dans les ressources humaines et matérielles de la sécurité civile. Sont ainsi demandés plus de pompiers, mieux formés et mieux équipés, ainsi qu’une modernisation des technologies de détection et de lutte.

Un point crucial concerne le renforcement de la flotte aérienne, avec davantage d’avions bombardiers d’eau, d’hélicoptères et de moyens de projection rapide pour une intervention quasi immédiate sur les départs de feu. Pour les auteurs, la réponse opérationnelle ne peut plus être « dimensionnée à l’économie » face à des incendies toujours plus intenses et fréquents », ajoute l’ancien président de la CR du Var.

En conclusion, il martèle qu’il s’agit d’un choix politique essentiel : celui de protéger les forêts comme un bien commun et de réaffirmer qu’un incendie volontaire est un crime grave qui doit être puni avec « sévérité, visibilité et responsabilité ».

Max BAUER via Presse Agence.