PARIS : Impayés – La pérennité d’une entreprise…
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PARIS : Impayés – La pérennité d’une entreprise sur deux menacée, selon une étude Payt/Ipsos
Payt et Ipsos dévoilent un baromètre alarmant : les impayés menacent la survie de 53% des entreprises françaises, fragilisant toute l’économie.
Les retards de paiement ne sont plus un simple aléa de gestion, mais une menace structurelle pour le tissu économique français. C’est le constat choc du premier baromètre dévoilé ce vendredi 17 avril 2026 par Payt, leader européen des solutions de gestion de créances, et réalisé par l’institut Ipsos BVA. L’enquête, menée du 24 au 26 mars auprès de 400 dirigeants d’entreprises, révèle que les impayés fragilisent en profondeur la trésorerie et la survie des sociétés, créant un dangereux effet domino.
Un risque vital pour la moitié des entreprises
Les chiffres sont sans appel : 53 % des dirigeants interrogés affirment que la pérennité financière de leur structure a déjà été menacée par des impayés. Pour 20 % d’entre eux, cette menace est même qualifiée de « sérieuse » ou « très sérieuse ». Derrière cette statistique se cachent des réalités critiques pour les entreprises, contraintes à des découverts bancaires, des reports de salaires ou l’abandon de projets d’investissement pourtant essentiels à leur croissance.
Cette situation est d’autant plus préoccupante que la défaillance d’un partenaire commercial survient souvent sans crier gare. L’étude souligne qu’au cours des trois dernières années, 30 % des dirigeants ont été surpris par la faillite ou le redressement judiciaire d’un client important. Fait alarmant, seuls 22 % d’entre eux avaient bénéficié d’alertes préalables leur permettant d’anticiper le choc.
L’effet domino : une menace pour toute la chaîne de valeur
Le baromètre met en lumière la mécanique pernicieuse de la « cascade fournisseurs ». Près d’une entreprise sur deux (49 %) a déjà été contrainte de retarder à son tour le paiement de ses propres fournisseurs ou le versement des salaires à cause d’un client mauvais payeur. Pour 7 % des répondants, cette situation est même devenue récurrente, se produisant plusieurs fois par an et propageant le risque financier à l’ensemble de l’écosystème.
« Ces résultats confirment que le crédit client est le premier levier de financement de l’économie française, mais aussi son premier risque. Trop de dirigeants subissent encore l’impayé comme une fatalité alors qu’une culture du cash, soutenue par des processus structurés, est le seul rempart efficace contre l’effet domino des défaillances », analyse Sébastien Cordier, Président de l’Association française des credit managers & conseils (AFDCC). Pour lui, « il est urgent que la gestion du poste client devienne une priorité stratégique, et non plus une simple tâche administrative ».
Une gestion artisanale face à un problème structurel
L’étude révèle un paradoxe majeur : alors que le risque est élevé, les méthodes pour y faire face restent largement artisanales. Pas moins de 71 % des entreprises ne disposent d’aucun logiciel dédié au recouvrement, s’appuyant principalement sur des relances manuelles par courriel (54 %) et par téléphone (52 %).
Cette gestion chronophage et peu optimisée entraîne des pertes sèches. Ainsi, 42 % des entreprises déclarent avoir déjà renoncé à recouvrer une facture impayée, jugeant que le temps et l’énergie à y consacrer dépassaient le montant en jeu.
« En lançant ce baromètre avec Ipsos, nous voulions mesurer avec rigueur ce que les dirigeants français vivent réellement. Les chiffres sont sans appel. Pourtant, trois entreprises sur quatre continuent de gérer leurs relances à la main. Ce n’est pas un problème de volonté, mais de méthode et d’outils. Une créance bien gérée, c’est une relation client préservée », souligne Martin Habfast, Directeur Général de Payt France.
Professionnaliser le recouvrement pour libérer la trésorerie
Face à ce constat, des solutions technologiques émergent pour transformer cette tâche administrative en levier financier. Fondée en 2013, la fintech néerlandaise Payt (www.paytsoftware.fr) s’est spécialisée dans l’automatisation intelligente de la gestion des créances. La plateforme, qui traite déjà 50 milliards d’euros de flux annuels pour 5 000 entreprises en Europe, a récemment renforcé sa présence en France avec l’ouverture d’un bureau à Lyon. En structurant les processus de relance et en facilitant le dialogue client, elle vise à aider les entreprises françaises à libérer leur trésorerie et à se prémunir contre le risque d’impayés, à l’origine de près de 17 000 cessations d’activité par an dans l’Hexagone.
L’étude complète et ses conclusions sont accessibles sur le site de Payt (payt.fr).


