PARIS : Immobilier en station – La montagne surperfor…
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PARIS : Immobilier en station – La montagne surperforme et creuse l’écart avec le marché national
Selon une étude SeLoger, malgré un léger recul annuel, l’immobilier en station surperforme nettement le marché national sur cinq ans.
Alors que la saison hivernale bat son plein, le marché immobilier des stations de ski françaises suit une trajectoire singulière, se démarquant nettement du marché résidentiel classique. Une nouvelle étude publiée par le groupe SeLoger, spécialiste des annonces immobilières, révèle que si les prix en montagne connaissent une légère baisse à court terme, leur performance sur le long terme confirme une robustesse et un attrait qui ne se démentent pas. Le prix moyen pour un bien en station s’établit désormais à 5 245 € le mètre carré.
Une résilience confirmée sur le long terme.
L’analyse des chiffres est éclairante. Au début de l’année 2026, les prix de l’immobilier en station accusent un repli de 0,4 % sur un an. En comparaison, le marché résidentiel français dans son ensemble affiche une progression de 1,6 % sur la même période. Cependant, une vision à plus long terme inverse radicalement la perspective. Sur les cinq dernières années, la valeur des biens en montagne a bondi de 18,1 %, soit le double de la performance du marché national, qui a enregistré une hausse de 9 %. Cette surperformance témoigne de la solidité de l’immobilier de montagne, considéré de plus en plus comme une valeur refuge et un investissement patrimonial durable.
Les Alpes, locomotive des prix élevés.
Les Alpes, et plus particulièrement les Alpes du Nord, continuent de tirer le marché vers le haut. Ce massif demeure le plus onéreux de France, avec un prix moyen de 6 439 €/m². On y observe un écart significatif entre les appartements, qui se négocient à 6 133 €/m², et les chalets, atteignant 7 573 €/m². Malgré une quasi-stabilisation des prix sur un an (-0,2 %), la croissance sur cinq ans reste spectaculaire (+19,5 %). De leur côté, les Alpes du Sud présentent des tarifs plus modérés, avec un prix moyen de 3 066 €/m² pour les appartements. Elles subissent toutefois une baisse annuelle plus marquée (-3,6 %), mais affichent une progression solide de 14,4 % sur cinq ans.
« L’immobilier de montagne, et en particulier celui des Alpes, s’impose aujourd’hui comme un marché patrimonial à part entière. La rareté de l’offre dans les stations les plus recherchées et l’exigence croissante en matière de qualité soutiennent durablement les valeurs, notamment sur le segment du haut de gamme », analyse Cimalpes, spécialiste de l’immobilier de prestige dans les Alpes.
Courchevel en tête d’un marché aux sommets.
Le classement des stations les plus chères évolue en 2026. Courchevel prend la première place du podium avec un prix moyen de 14 190 €/m², devançant Val d’Isère (13 028 €/m²). Megève complète le trio de tête, tandis que Méribel en sort cette année. Ces destinations exclusives affichent des valeurs comparables, voire supérieures, aux quartiers les plus prisés des grandes métropoles françaises.
Le marché du très grand luxe y est particulièrement actif, comme en témoignent certaines annonces sur le portail Belles Demeures : un chalet de 900 m² à Courchevel est proposé à 36,26 millions d’euros, un autre de 700 m² à Val d’Isère à 22 millions d’euros, et un ensemble de deux chalets totalisant 1 359 m² à Megève est affiché à 18,7 millions d’euros.
Des dynamiques contrastées et des massifs plus accessibles.
En dehors des Alpes, les autres massifs français présentent des dynamiques variées et des niveaux de prix nettement plus abordables. Les Pyrénées se distinguent par la plus forte hausse annuelle (+4,1 %), portant leur prix moyen à 2 672 €/m². Le Jura n’est pas en reste avec une progression de 3,9 % pour un prix moyen de 3 420 €/m². Les massifs les plus accessibles restent le Massif Central (2 503 €/m²) et surtout les Vosges (2 458 €/m²). C’est d’ailleurs dans ce dernier que se trouve la station la moins chère de France, Le Lac Blanc, où le mètre carré s’échange à 1 212 €. Cet écart illustre le rapport de prix allant de 1 à 12 entre les stations les plus exclusives et les plus accessibles du pays.
Cette étude, réalisée par SeLoger et Meilleurs Agents à partir des annonces disponibles au 1er janvier 2026 dans plus de 100 stations françaises, met en lumière un marché à plusieurs vitesses, où le rêve d’un pied-à-terre à la montagne reste possible à des budgets très différents. SeLoger, filiale du groupe AVIV, accompagne les projets immobiliers en France depuis plus de 30 ans. Pour plus d’informations, rendez-vous sur www.seloger.com.


