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PARIS : Immobilier en station de ski – Le marché rési…

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PARIS : Immobilier en station de ski – Le marché résiste malgré un léger repli annuel

Selon une étude SeLoger, l’immobilier de montagne affiche un léger recul sur un an mais surperforme nettement le marché résidentiel sur le long terme.

Alors que la saison hivernale bat son plein, le marché immobilier des stations de ski françaises continue de suivre une trajectoire singulière, se démarquant nettement du marché résidentiel classique. Une étude annuelle dévoilée par le groupe SeLoger, spécialiste des annonces immobilières, révèle un paradoxe : si les prix connaissent un léger repli de -0,4 % sur un an au 1er janvier 2026, leur performance sur le long terme confirme une solidité et une attractivité indéniables.

Une résilience confirmée sur le long terme

L’analyse sur une période de cinq ans est sans appel. Tandis que le marché résidentiel français a progressé de +9 %, celui des stations de montagne a bondi de +18,1 %, creusant ainsi un écart significatif et s’affirmant comme une valeur refuge pour les investisseurs. Le prix moyen pour un bien (chalets et appartements confondus) dans une station française atteint désormais 5 245 €/m².

Cette tendance masque cependant de fortes disparités géographiques. Le marché reste dominé par les Alpes, et plus particulièrement les Alpes du Nord, qui concentrent les biens les plus chers et les plus recherchés.

Les Alpes, bastion du prestige et des prix élevés

Avec un prix moyen de 6 439 €/m², les Alpes du Nord demeurent le massif le plus onéreux de France. Malgré une phase de stabilisation à court terme, avec un léger recul de -0,2 % sur un an, la progression sur cinq ans reste spectaculaire (+19,5 %). L’écart de prix entre les appartements (6 133 €/m²) et les chalets (7 573 €/m²) y est particulièrement marqué. Cette dynamique positionne le massif comme un marché patrimonial à part entière.

« L’immobilier de montagne, et en particulier celui des Alpes, s’impose aujourd’hui comme un marché patrimonial à part entière. La rareté de l’offre dans les stations les plus recherchées et l’exigence croissante en matière de qualité soutiennent durablement les valeurs, notamment sur le segment du haut de gamme », analyse Cimalpes, spécialiste de l’immobilier de prestige dans les Alpes.

Le classement des stations les plus exclusives a d’ailleurs évolué en 2026. Courchevel prend la tête avec un prix moyen de 14 190 €/m², détrônant Val d’Isère (13 028 €/m²). Megève complète ce trio de tête, tandis que Méribel en sort cette année. Ces valeurs rivalisent, voire dépassent, celles des quartiers les plus chers des grandes métropoles françaises. Des biens d’exception, visibles sur des plateformes comme Belles Demeures, illustrent ce segment de l’ultra-luxe : un chalet de 900 m² à Courchevel affiché à plus de 36 millions d’euros ou un ensemble de 1 359 m² à Megève pour près de 19 millions d’euros.

Des dynamiques contrastées et des marchés plus accessibles

En dehors de la domination alpine, les autres massifs français présentent des dynamiques variées et des niveaux de prix bien plus modérés. Certains territoires se distinguent par leur dynamisme, à l’image des Pyrénées, qui enregistrent la plus forte hausse annuelle avec +4,1 %, pour un prix moyen de 2 672 €/m². Le Jura n’est pas en reste, avec une belle progression de +3,9 % et un prix moyen de 3 420 €/m².

À l’inverse, les Alpes du Sud connaissent une baisse plus marquée sur un an (-3,6 %), bien que la croissance sur cinq ans reste positive (+14,4 %). Le Massif Central (2 503 €/m²) et les Vosges (2 458 €/m²) s’affichent comme les massifs les plus accessibles pour les acquéreurs.

Un grand écart de budget pour un pied-à-terre

Cette hétérogénéité se traduit par un écart de prix spectaculaire entre les stations. L’étude met en lumière un rapport de 1 à 12 entre le marché le plus abordable et le plus exclusif. Ainsi, la station du Lac Blanc, dans les Vosges, est la moins chère de France avec un prix moyen de 1 212 €/m².

Pour concrétiser cet écart, l’achat d’un appartement de référence de 45 m² coûterait environ 54 500 € au Lac Blanc, contre plus de 638 000 € à Courchevel. Cette fourchette illustre la segmentation profonde du marché immobilier de montagne, offrant des opportunités pour des budgets très variés.

L’étude a été réalisée par SeLoger (www.seloger.com) à partir des annonces publiées sur son site et des données de l’Indice des Prix de l’Immobilier (IPI) de Meilleurs Agents au 1er janvier 2026, sur un panel de plus de 100 stations françaises.