PARIS : « Il faut choisir entre la jeunesse et la bureaucra…
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PARIS : « Il faut choisir entre la jeunesse et la bureaucratie »
Dans une tribune, l’auteur dénonce un modèle français qui sacrifie sa jeunesse au profit d’un appareil d’État jugé obèse.
Dans une analyse économique et politique sans concession, il dresse un portrait alarmant de la France, un pays qui, selon lui, s’enfonce dans un modèle étatique sclérosant au détriment de sa jeunesse. Il oppose la trajectoire française à celle de ses voisins européens, soulignant une divergence préoccupante en matière d’emploi des jeunes.
Un chômage des jeunes en hausse, à contre-courant de l’Europe
Les chiffres avancés par l’auteur sont éloquents. Entre 2021 et 2025, le taux de chômage des 15-24 ans en France est passé de 18,9 % à 19,7 %. Pendant cette même période, la moyenne de l’Union européenne a, à l’inverse, connu une baisse de 9 %. Pour lui, cet écart illustre l’échec d’un modèle français incapable de protéger sa jeunesse.
Face à ce constat, il critique vertement les réponses gouvernementales, qualifiant le récent « plan d’accélération pour l’emploi des jeunes » de « liturgie habituelle de la technocratie française ».
Il fustige un État qui s’arroge un rôle de planificateur central, citant ironiquement Gorbatchev : « La France est le seul pays où le communisme a réussi ».
Une planification étatique jugée déconnectée et inefficace
L’auteur met en doute la prétention de l’État à « anticiper les besoins du marché du travail », rappelant son incapacité historique à prévoir les pénuries de médecins, d’ingénieurs ou l’explosion des métiers du numérique. Il critique le choix de miser massivement sur les compétences liées à la transition écologique, y voyant une décision plus idéologique que pragmatique. Les formations courtes, souvent coûteuses, sont présentées comme une fausse solution, tandis que les entreprises, seules créatrices d’emplois selon lui, seraient reléguées à un simple rôle d’exécutantes.
Le message perçu est clair : « l’État sait, l’entreprise exécute ».
Le paradoxe d’une fonction publique prospère
L’analyse met en lumière un contraste saisissant entre la précarité de la jeunesse et la situation de la fonction publique.
Les données de 2024 sont particulièrement mises en avant pour illustrer ce décalage :
– Le salaire net moyen dans la fonction publique d’État a progressé de 2,6 % pour atteindre 3 018 €, contre une hausse de seulement 0,8 % dans le privé (2 733 €).
– Les agents de catégorie A ont vu leur rémunération augmenter de 3,4 %, soit quatre fois plus que leurs homologues du secteur privé.
– Le salaire moyen dans la fonction publique hospitalière dépasse celui du privé de 163 €.
Pour l’auteur, ce système, financé par une dette publique abyssale, est « économiquement suicidaire » et révèle que la France protège davantage son administration que l’avenir de ses jeunes.
Cinq réformes pour un nouveau paradigme
Loin de se contenter du constat, l’auteur propose une rupture avec le modèle actuel, qu’il qualifie d’« hypertrophié ».
Il avance cinq axes de réformes majeures pour, selon ses termes, permettre à la jeunesse de retrouver l’espoir :
1. Réduire le nombre de fonctionnaires pour recentrer l’action publique sur ses missions régaliennes.
2. Supprimer le statut de la fonction publique au profit d’une rémunération au mérite, alignée sur les standards de l’OCDE.
3. Réformer en profondeur le système scolaire pour le reconnecter aux réalités du marché du travail.
4. Alléger massivement les charges pesant sur les entreprises afin de libérer l’embauche, notamment des plus jeunes.
5. Redonner aux entreprises un rôle central dans les parcours de formation et d’insertion professionnelle.
En conclusion, il estime que la France ne manque ni de talents ni d’énergie, mais de lucidité. Il affirme que le pays restera englué dans la stagnation tant que l’État privilégiera son propre confort à l’avenir de la jeunesse.
L’alternative qu’il pose est radicale : « La jeunesse ou la bureaucratie. L’avenir ou la continuité. La liberté économique ou l’immobilisme administratif ».
Bernard BERTUCCO VAN DAMME via Press Agence.


