PARIS : IA générative, à quoi bon l’innovation si les fonda…
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PARIS : IA générative, à quoi bon l’innovation si les fondations nous échappent
L’intelligence artificielle générative soulève des questions sur la souveraineté numérique en Europe.
L’Europe développe activement des modèles d’intelligence artificielle (IA) générative, mais une question fondamentale demeure : sur quelles infrastructures ces modèles reposent-ils réellement ? Olivier Lambert, cofondateur et CEO de VATES, une PME grenobloise spécialisée dans les solutions de virtualisation open source et souveraines, apporte un éclairage sur cette problématique.
La dépendance aux infrastructures américaines
L’Europe ambitionne de créer des IA indépendantes, mais ces innovations sont souvent exécutées sur des infrastructures contrôlées par des géants américains comme VMware, AWS et Microsoft. Cette dépendance technologique soulève des préoccupations majeures concernant la souveraineté numérique du continent.
Les géants américains verrouillent l’amont de l’IA
Les entreprises américaines dominent le marché des infrastructures cloud, de virtualisation et d’hébergement, essentielles pour le développement et le déploiement de l’IA. Cette situation crée un déséquilibre significatif, où l’Europe se retrouve dépendante de technologies étrangères pour ses propres innovations.
Des alternatives françaises existent
Des alternatives françaises, comme les solutions développées par VATES, existent déjà. Ces solutions open source et souveraines sont utilisées dans plus de 100 pays, y compris par des ministères, la NASA et des entités de défense. Cependant, ces alternatives sont trop peu soutenues, ce qui limite leur impact potentiel.
Une dépendance technologique plus large
Cette situation révèle une dépendance technologique plus large de l’Europe vis-à-vis des États-Unis. Olivier Lambert, CEO de VATES, déclare : « Il est crucial de repenser notre approche de la souveraineté numérique pour garantir notre indépendance technologique ». Cette réflexion est essentielle pour assurer que les innovations européennes ne soient pas entravées par des infrastructures étrangères.

