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PARIS : Hydratation – Face à la canicule, des solutio…

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PARIS : Hydratation – Face à la canicule, des solutions pour abandonner la bouteille en plastique

En plein épisode caniculaire, l’association No Plastic In My Sea présente ses outils et recommandations pour une hydratation sans plastique.

Alors que le thermomètre s’affole et que le gouvernement consulte sur son plan plastique, la question de l’hydratation durable devient un enjeu de premier plan. Ce mercredi 17 juin, l’association No Plastic In My Sea a organisé une matinée d’échanges réunissant scientifiques, parlementaires et acteurs économiques pour promouvoir des alternatives à la bouteille en plastique. L’événement, introduit par Agnès Pannier-Runacher, députée du Pas-de-Calais et ancienne Ministre de la transition écologique, a été l’occasion de présenter des solutions concrètes et de formuler des recommandations fortes pour infléchir une tendance préoccupante.

Des outils concrets déjà opérationnels

Pour faciliter le passage à l’acte, l’association met en avant deux dispositifs majeurs. Le premier est la carte interactive watermap.fr, qui recense désormais 28 000 points d’eau potable en France, soit 6 000 de plus en deux ans. Cet outil vise à permettre à chacun de remplir sa gourde facilement et gratuitement lors de ses déplacements. Il s’inscrit dans un effort de longue haleine pour faire appliquer la loi Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire (AGEC), qui oblige les établissements recevant du public (ERP) à installer des fontaines à eau. Selon l’association, trois vagues d’enquêtes ont permis de faire passer le taux d’équipement de ces lieux de 25 % à 52 %.

En complément, la plateforme « Objectif zéro bouteille plastique » répertorie 220 solutions alternatives pour les particuliers et les professionnels, allant des systèmes de filtration et de gazéification de l’eau du robinet au réemploi et aux gourdes.

Un appel à l’action pour réduire une surconsommation alarmante

Malgré les objectifs fixés par la loi AGEC, qui vise à réduire de moitié la consommation de bouteilles en plastique d’ici 2030 (passant de 15 à 7,8 milliards), la France reste une « surconsommatrice », avec une hausse de 3,3 % enregistrée en 2025. Pour No Plastic In My Sea, les efforts concentrés sur le recyclage ne suffisent pas et masquent l’urgence de réduire les volumes à la source.

L’association a donc dévoilé une série de recommandations pour sortir de cette dépendance. Elle appelle notamment à protéger activement la ressource en eau en interdisant les polluants comme les PFAS et les pesticides, et à lancer des campagnes nationales pour restaurer la confiance dans l’eau du robinet, 2 400 fois moins carbonée que l’eau en bouteille.

L’État sommé d’appliquer la loi et d’utiliser les leviers fiscaux

Face à une application jugée trop lente de la loi AGEC, avec seulement 52 % des ERP équipés quatre ans après sa promulgation, No Plastic In My Sea demande à l’État de lancer un plan de contrôle et de sanctions dès l’été 2026. L’association préconise également d’utiliser des leviers fiscaux et réglementaires plus forts.

Parmi les propositions figurent la taxation des bouteilles à usage unique, la réduction de la TVA sur les systèmes de filtration, la pénalisation des petits formats de bouteilles (inférieurs à 50 cl) via les éco-modulations, et un soutien accru au réemploi, notamment des bouteilles en verre.

Une ambition portée au niveau européen et international

Rappelant que la bouteille en plastique est le premier déchet retrouvé sur les plages européennes, l’association exhorte la France à porter une politique de réduction ambitieuse au sein de l’Union européenne et dans les négociations du futur traité international contre la pollution plastique. L’objectif est de privilégier partout l’accès aux réseaux d’eau potable plutôt que de favoriser la croissance exponentielle du marché de l’eau en bouteille et la pollution qui en découle.

Pour en savoir plus sur les initiatives et recommandations, consultez le site de l’association : https://www.noplasticinmysea.org/

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).